Montréal

Les élus s'affrontent sur le terrain du logement social

La question du logement social a été l’occasion d’échanges virulents entre le parti du maire Tremblay et celui de l’opposition officielle de Louise Harel.

Mme Harel réagissait à la sortie d’organismes sociaux qui dénonçaient, mercredi, le manque de cohérence du maire Tremblay qui donne son aval à trois projets immobiliers dans le centre-ville sans inciter les promoteurs à y inclure une certaine part de logement social et abordable.

C’est pourtant le maire qui est à l’origine de la stratégie d’inclusion qui suggère des objectifs de 15% de logements sociaux et 15% de logements abordables dans les constructions de plus de 199 unités.

«Le maire de Montréal doit respecter sa propre stratégie d’inclusion. C’est une question de crédibilité pour lui-même et d’équité de traitement envers les promoteurs», a déclaré Mme Harel.

«Durant les sept ans où Vision Montréal était au pouvoir, à peine quelques centaines de logements sociaux et abordables ont été réalisés», a répondu Gilles Deguire, l’élu responsable de l’habitation et du logement social à la Ville. «En comparaison, l’administration Tremblay a augmenté de façon spectaculaire l’offre de logements sociaux et abordables par la réalisation de 5 000 de ses logements par mandat, pour un total de 15 000 d’ici la fin 2013», a-t-il ajouté.

Les services municipaux travailleraient actuellement à la création d’un fonds dédié auquel contribueraient financièrement les promoteurs lorsqu’ils n’incluent pas de logement abordable dans leurs projets.

Articles récents du même sujet

Exit mobile version