Montréal

Un peu de soutien pour les commerçants de l'avenue du Parc

Les élus du Plateau-Mont-Royal demandent aux Montréalais de
soutenir les commerçants de l’avenue du Parc, durement touchés par les
travaux réalisés sur l’artère, pendant la période des Fêtes.

Réunis
en conférence de presse lundi matin, le conseiller du Mile-End, Alex
Norris, et le maire de l’arrondissement du Plateau-Mont-Royal, Luc
Ferrandez, ont rappelé que «l’avenue du Parc est ouverte aux affaires».
Comme prévu dans l’échéancier, les travaux de reconstruction des
conduites souterraines – interrompus depuis le 2 décembre dernier – ne
reprendront qu’à la mi-janvier.

Selon le président de l’Association
des marchands de l’avenue du Parc, Jimmy Zoubris, ceux-ci auraient vu
leurs chiffres d’affaires fondre de 20% en moyenne depuis le début des
travaux, en juillet 2010.

Pour pallier cette baisse de
l’achalandage, la Ville de Montréal investira, d’ici la fin des travaux, 284 000$ dans une
campagne de marketing baptisée L’avenue du Parc, j’y trouve mon monde.

Mandy
Ubhi, propriétaire du dépanneur Provisions du Parc, à l’angle des
avenues Villeneuve et du Parc, estime que les travaux lui font perdre
près de 10 000 $ chaque mois. Si elle espère que les mesures annoncées
par la Ville attireront plus de clients, elle demeure inquiète.

«En
temps normal, les mois de janvier et février sont déjà difficiles,
explique-t-elle. Avec la reprise des travaux, je ne sais pas ce qu’on va
faire.»

Luc Ferrandez réclame des mesures d’embellissement de
l’avenue du Parc dès les travaux souterrains complétés. Il assure que
des plans pour un tel projet existent déjà, mais que le vote pour
l’octroi d’un budget se fait attendre. «Il y a de la tergiversation
présentement et ce n’est pas normal pour une rue qui a déjà tant
souffert», dénonce-t-il.

De son côté, le responsable des
infrastructures et des grands projets à la Ville de Montréal, Richard
Deschamps, estime que les mesures réclamées par le maire Ferrandez ne
feraient que prolonger les chantiers sur l’avenue, ce qui n’est pas
souhaitable, selon lui. «Ma responsabilité est de terminer le travail le
plus vite possible pour rendre la rue aux Montréalais et aux
commerçants.»

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