La Ville de Montréal n’a toujours pas versé les sommes dues pour compenser ses employées victimes d’iniquité salariale, dénonce le Syndicat canadien des employés de la fonction publique (SCFP).
Le processus réalisé à la grandeur du Québec est clos depuis décembre 2010. Mais les deux parties ne s’entendent pas sur le calcul des écarts salariaux. La Ville allègue que le correctif ne concerne que les femmes ayant atteint le plus haut échelon salarial, soit cinq ans d’ancienneté. «La loi est claire là-dessus», clame Jean-Yves Hinse, responsable du capital humain à la Ville qui précise que les premiers chèques seront envoyés au printemps.
Le SCFP dénonce cette interprétation et a porté plainte à la Commission de l’équité salariale. «En gagnant du temps comme l’employeur le fait, ce seront, une fois de plus, les contribuables qui paieront la note puisque les intérêts courent», souligne Monique Côté, qui représente les 5000 employées cols blancs montréalaises.
Le rattrapage salarial est estimé à 70 M$ sur 10 ans par le syndicat. La Ville l’estime plutôt à 30 M$. Les deux parties sont actuellement en conciliation.