Montréal

MédiAction : gérer les chicanes entre voisins

Le projet MédiAction vise à restaurer le dialogue entre les citoyens d’un quartier pour que ceux-ci parviennent à régler les conflits de voisinage. Des enfants bruyants, de la musique trop forte, des sacs-poubelles déposés au mauvais endroit. Ce ne sont que de petits conflits, mais qui, à force, empoisonnent la vie. Et parce que les gens ne sont pas tous équipés pour faire face à ces situations qui peuvent vite dégénérer, l’organisme de justice alternative Trajet a mis sur pied un projet de médiation.

L’objectif est de résoudre les conflits avec l’aide de citoyens bénévoles formés pour les besoins de la cause. Le projet, qui est à l’essai dans l’arrondissement de Rosemont–La Petite-Patrie, sera officiellement lancé demain. «À long terme, nous espérons que chaque quartier puisse bénéficier d’une unité de médiation citoyenne animée par les citoyens du quartier», indique Lise Tremblay, de Trajet. D’autres villes, de la Montérégie notamment, bénéficient déjà de ce genre d’organisme.

Les bénévoles reçoivent une formation de 21 heures, et le but n’est pas de prendre position, mais bien de faciliter la communication entre les parties, explique Mme Tremblay. «Le médiateur est un accompagnateur qui aide les parties à se parler et à trouver des solutions, ajoute-t-elle. Mais plus le conflit est cristallisé, plus le défi est grand.»

Les deux parties doivent toutes deux être volontaires afin de participer à cette médiation. «Un conflit commence à deux et se règle à deux», insiste-t-elle.

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