Line Lafleur a créé les pages Facebook «Soutien à Isabelle Gaston» et «Contre le verdict du procès de Guy Turcotte 2». Elle organise une manifestation qui se tiendra le 15 mars prochain devant l’Institut Philippe-Pinel, à Montréal. Guy Turcotte doit y comparaitre à cette date devant la Commission d’examen des troubles mentaux. Ce dernier avait été déclaré, le 5 juillet dernier, non criminellement responsable du meurtre de ses deux enfants. Métro s’est entretenu avec Mme Lafleur.
La dernière manifestation de soutien pour Isabelle Gaston remonte au 6 août 2011. Sentez-vous que l’intérêt de la population pour la cause s’est essoufflé depuis?
Pas du tout. L’appui de la population est encore très présent. J’ai mis en ligne la pétition «Non à la libération de Guy Turcotte» le 12 janvier. Elle a depuis était signée par plus de 8000 personnes, et ça continue d’augmenter. 69 personnes ont d’ailleurs déjà confirmé leur présence sur la page Facebook de la manifestation.
Vous ne connaissez pas personnellement Isabelle Gaston. Pourquoi avoir décidé de vous impliquer?
Le meurtre en tant que tel m’a beaucoup interpellée. Le verdict a aussi été un déclencheur. Je ne le comprends toujours pas. J’ai voulu montrer à Mme Gaston qu’elle avait le soutien de la population.
Quelle sentence souhaiteriez-vous pour Guy Turcotte ?
La prison à vie. Sinon, qu’il demeure longtemps à l’hôpital psychiatrique Philippe-Pinel. Guy Turcotte pourrait retrouver sa liberté bientôt, alors qu’il a tué ses deux enfants. Même si c’est pratiquement jamais arrivé qu’un patient soit remis en liberté après une première audience, on peut s’attendre à tout. Il y a eu bien des premières fois dans ce procès. Mais c’est impossible qu’il soit déjà guéri. C’est totalement illogique.