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Montréal

La requête des cols bleus rejetée à la CRT

La Commission des relations de travail (CRT) a rejeté mercredi la requête du Syndicat des cols bleus qui souhaitait faire cesser temporairement les suspensions imposées à 2000 cols bleus.

Selon la décision du CRT, la Ville utilise son droit de gérance en imposant des suspensions.

Les parties s’étaient rencontrées mercredi matin lors d’une audience de moins de deux heures.

Le syndicat contestait les suspensions qui ont été imposées par la Ville de Montréal après que 2000 cols bleus se soient présentés à une assemblée syndicale le 8 décembre sur les heures normales de travail. Puisque la convention collective des cols bleus est en vigueur jusqu’en 2017, le rassemblement avait été déclaré illégal.

Montréal a donc imposé des suspensions de cinq jours sans solde aux syndiqués qui étaient présents au rassemblement et deux mois sans solde aux dirigeants syndicaux.

Les avocats du syndicat avaient fait valoir mercredi matin devant un commissaire de la CRT qu’alors que le tiers des sanctions avait déjà été imposé, elles avaient «vraisemblablement» privé les citoyens de l’intégralité des services auxquels ils ont droit. Ils ont rapporté que jeudi dernier, près de 50% des employés cols bleus dans certains arrondissements étaient suspendus.

Le syndicat faisait valoir que normalement, on accepte qu’il y ait seulement de 20 à 25 % des employés cols bleus en vacances le même jour.

Les avocats du syndicat avaient affirmé qu’il pouvait alors y avoir préjudice aux citoyens, qui n’auraient pas reçu l’intégralité des services auxquels ils ont droit.

Dans un communiqué expliquant sa décision, la CRT a affirmé qu’elle «doit avoir la preuve que ces actions concertées portent préjudice ou sont vraisemblablement susceptibles de causer préjudice à la population en la privant d’un service auquel elle a droit.»

Selon la CRT, «la preuve ne démontre aucune action concertée de la part de la Ville avec qui que ce soit».

Le CRT a ainsi donné raison à l’employeur, la Ville de Montréal, dont les avocats affirmaient qu’il n’y avait pas de preuve de préjudice direct sur les citoyens. Plus tôt mercredi, ils ont insisté sur le fait que le syndicat n’avait pas montré «d’exemple de rues non déblayées, de bris d’aqueduc non réparés ou de rues mal nettoyées».

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