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Le «malaise» autour du cannabis se dissipe, selon la SQDC

Jean-François Bergeron, président-directeur général de la Société québécoise du cannabis (SQDC), devant le logo de la CCMM

Jean-François Bergeron

Près d’un an après la légalisation du cannabis, le «malaise» associé au produit s’est estompé, considère le président-directeur général de la Société québécoise du cannabis (SQDC), Jean-François Bergeron. Il estime maintenant que le nombre de succursales de la société d’État doublera d’ici au mois de mars 2020.

Lors d’une allocution prononcée devant les membres de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain (CCMM), mercredi, M. Bergeron a énuméré les défis qu’a dû surmonter le distributeur depuis le 17 octobre 2018.

«Devant l’inconnu, on ressent de l’inconfort, du malaise, a observé le PDG de la société d’État. Lorsqu’elle est conjuguée au choc des valeurs, on parle [d’enjeux] d’acceptabilité sociale.»

Ce malaise, la plupart des partenaires de la SQDC l’ont ressenti au début du processus, selon M. Bergeron.

«Imaginez le malaise des municipalités à l’idée de recevoir une boutique de la Société québécoise du cannabis sur leur territoire», a-t-il affirmé.

Nouveau regard dans les Villes

Le regard des municipalités sur le cannabis légal s’est desserré en un an, d’après Jean-François Bergeron. Au point où l’administrateur s’attend à avoir 43 succursales ouvertes en mars 2020. On compte présentement 21 boutiques dans l’ensemble de la province.

«Les Villes nous accueillent maintenant volontiers en nous localisant dans des endroits plus visibles, au cœur de leur activité économique», a soutenu M. Bergeron.

M. Bergeron avance que plus de 4 millions de transactions individuelles à la SQDC ont été effectuées depuis la légalisation. «Ça équivaut à deux commandes à la minute par succursale», constate le dirigeant.

Braver la tempête

Les difficultés de la SQDC lors de leurs premières semaines d’activités – causées par d’importantes ruptures de stock – se sont depuis envolées assure M. Bergeron.

«Ce n’était pas une mauvaise planification, a-t-il relativisé. Toutes les provinces vivaient le même problème, peu importe le modèle d’affaire.»

En rapportant les ventes du dernier trimestre sur une année, la SQDC vendrait 44 tonnes de cannabis, selon M. Bergeron. «Ça représente 30% du marché noir. C’est le premier jalon», a-t-il souligné.

Les pertes de 4,9 M$ enregistrées par la société d’État seront facilement surmontées, assure son PDG. «Soyons réaliste, mettre une société de cette envergure en place nécessite d’importants investissements difficiles à absorber en seulement deux trimestres», a-t-il affirmé.

La SQDC a enregistré des bénéfices nets de 1,4 M$ à son premier trimestre d’activités, dont les résultats ont été dévoilés il y a trois semaines.

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