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Les oppositions écorchent le bilan de lutte au coronavirus de la CAQ

La co-porte-parole de Québec solidaire, Manon Massé, dénonce les actions entreprises par la CAQ contre le coronavirus.

La co-porte-parole de Québec solidaire, Manon Massé

Éclipsée par le débat sur le projet de loi 61, la lutte au coronavirus est revenue à l’ordre du jour vendredi. Aux yeux des groupes d’opposition provinciaux, le gouvernement de la Coalition avenir Québec (CAQ) a failli à sa tâche de gestion de crise sanitaire.

Les 5000 morts causés par la COVID-19 sont 5000 de trop, a signalé la co-porte-parole de Québec solidaire, Manon Massé, d’entrée de jeu vendredi. Selon elle, la situation dans les centres de soins longue durée ressort d’une «perte de contrôle» des autorités gouvernementales.

«La première semaine, M. Legault donnait l’impression qu’il était en contrôle. Mais à un moment donné, la réalité te rattrape», a ajouté Mme Massé dans le cadre du bilan de session parlementaire de son parti.

L’élue de Laurier–Sainte-Marie condamne l’«incapacité» à empêcher les déplacements de personnel entre centre de soins et à fournir «le matériel nécessaire».

«Résultat, il y a plus de 5000 personnes qui sont décédées, a-t-elle souligné, étranglée par l’émotion. C’est plus que toutes les provinces canadiennes réunies. Il n’y a pas de quoi être fier.»

Mardi, le premier ministre François Legault avait laissé tomber que les 5000 morts au Québec, «c’est beaucoup de monde».

En date de vendredi, le Québec comptait de loin le plus grand nombre de cas confirmés, avec plus de 50 000. La Colombie-Britannique, première province a avoir constaté des décès, ne l’a pas fait en six jours.

«Dégringolade»

Le Parti québécois (PQ) s’attaque lui aussi au bilan sanitaire de la province. En conférence de presse vendredi, la députée péquiste de Joliette, Véronique Hivon, a évoqué une «dégringolade» de l’exécutif dans les dernières semaines.

C’est particulièrement à l’étape du déconfinement que la CAQ a obtenu sa pire note, selon Mme Hivon.

«Dans plusieurs dossiers, on a vu des cafouillages: les écoles ne savent plus sur quel pied danser, le milieu culturel veut des actions, le milieu touristique est empêtré dans des contradictions gouvernementales.» – Véronique Hivon, députée de Joliette

Et la santé publique?

Mise de l’avant en début de pandémie – notamment par l’entremise du coloré Dr Horacio Harruda –, la place de la santé publique dans les décisions gouvernementales a perdu de son galon, clament les partis d’opposition.

«Les décisions nous sont apparues beaucoup plus politiques» dans les dernières semaines, a avancé Manon Massé.

Selon le chef intérimaire du PQ, la communication entre les instances de santé publique et le gouvernement se sont avérées «hésitantes» à certains moments.

Alors que la menace d’une deuxième vague se pointe à l’horizon, l’opposition provinciale s’inquiète. «Toutes les questions que nous avons adressées au premier ministre sur notre préparation pour la deuxième vague n’ont pas obtenu de réponse», a tonné Mme Massé.

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