Les centres d’éducation populaire (CEP) de Montréal exigent un bail à long terme pour leurs établissements et un financement de 6M$ au gouvernement afin de poursuivre leurs activités, sans quoi ils pourraient devoir fermer leurs portes.
La bannière InterCEP, qui regroupe les six centres d’éducation populaire, veut s’assurer que chaque centre aura une utilisation permanente des immeubles qu’ils occupent. Ils demandent aussi un montant annuel de 700 000$ pour l’entretien des différents établissements.
Depuis février 2012, les problèmes commencent à être alarmants, selon le coordonnateur du carrefour d’éducation populaire de Pointe-Saint-Charles, Donald Nolet. «En février, la commission scolaire avec laquelle nous sommes affilié est venue annoncer qu’à partir de 2015, l’année d’échéance du bail, nous n’aurions plus de bâtiments gratuits et de subventions annuelles», souligne-t-il.
Depuis cette annonce, les centres se sont mis en mode solution. Ils ont, par contre, eu que des réponses négatives des commissions scolaires et du ministère de l’Éducation. «Ils nous proposaient des solutions irréalisables. Ils nous offraient d’acheter les immeubles, mais on a pas d’argent pour ça, spécifie M. Nolet. Si chaque centres devaient louer leurs immeubles cela grugerait la moitié du budget et ce serait de trop grosses coupures, ajoute-t-il. La moitié du monde serait mis à pied.»
Les CEP offrent des services variés pour tous, mais particulièrement pour ceux qui sont en situation de pauvreté et d’exclusion. Ils favorisent la prise en charge individuelle et collective par l’entremise d’ateliers et d’activités de tout genre. Ces gens apprennent à faire des choix pour améliorer leurs conditions de vie.
Les CEP de la région ont 7000 membres et rejoignent 100 000 personnes autour des centres. Leur seul espoir pour se faire entendre est maintenant d’interpeler la première ministre Pauline Marois, pour voir si elle les aidera à sortir de cette situation financière.