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Une délégation défendra Abdelrazik à l'ONU

Le Montréalais Abousfian Abdelrazik figure toujours sur la liste noire de l’ONU. Une délégation a rendez-vous demain au siège des Nations unies pour plaider sa cause.

Presque deux ans après son retour au Canada, les ennuis d’Abousfian  Abdelrazik sont loin d’être finis. Le résident d’origine soudanaise qui vit dans l’arrondissement de Saint-Laurent ne peut pas travailler, ses avoirs sont toujours gelés et il ne peut pas prendre l’avion, car il fait toujours partie de la liste noire de l’ONU.

La Canadien d’origine soudanaise est au cœur d’un imbroglio politico-judiciaire depuis huit ans. Arrêté lors d’un voyage au Soudan, il passera deux ans en prison et devra attendre plus de deux ans et un jugement judiciaire pour pouvoir retourner au Canada où l’attendent sa femme et ses deux enfants. Le juge fédéral qui a forcé Ottawa à le rapatrier en 2010 a qualifié dans son jugement sa situation de «kafkaïenne».

Les services secrets canadien et américain se questionnent notamment sur ses liens avec des terroristes au Pakistan. «Ce ne sont que des allégations, aucune charge n’a été retenue contre lui», s’exclame Émilie Breton, membre du projet Retour au bercail qui soutien M. Abdelrazik depuis plusieurs années.

Jeudi, elle fera partie de la délégation qui rencontrera le représentant allemand du comité 1267 du conseil de sécurité de l’ONU qui tient la fameuse liste noire. Même s’il indique espérer que son cas soit révisé, M. Abdelrazik dit «avoir peu confiance dans le processus».

«C’est hautement politique, explique Mme Breton. S’il suffit d’un seul pays pour figurer sur la liste, il faut l’accord des 15 membres pour en être rayé.» La délégation comprend notamment des représentants du Forum musulman canadien, d’Artistes pour la paix et du Congrès du travail du Canada.

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