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L'humanité à son meilleur

Ce ne sont pas les mauvaises nouvelles qui manquent dans l’actualité. Les bonnes nouvelles font rarement la une.

Il s’est pourtant passé quelque chose de magique cette semaine : le monde a retenu son souffle, des millions de téléspectateurs de partout dans le monde sont demeurés rivés à leur petit écran pour suivre le sauvetage de 33 mineurs chiliens coincés à près de 700 m sous terre.

On dit souvent que les gens heureux n’ont pas d’histoire. C’est du moins ce que dit la maxime. Pourtant, il y 33 mineurs au Chili qui sont aujourd’hui heureux et qui ont une histoire qui a touché des gens de partout. C’est la preuve que la solidarité et le courage peuvent s’illustrer dans toute la splendeur. Au-delà de tout, cette histoire est un hommage à la vie. Cette histoire est la preuve que chaque vie compte, que chaque vie vaut la peine qu’on se mobilise.

Sur le plan technique, le sauvetage a été orchestré de main de maître. L’innovation et la créativité ont été au rendez-vous. Plusieurs disciplines ont été mises à contribution, tant pour assurer la sécurité des mineurs que pour atteindre rapidement la galerie. Fruit d’une collaboration internationale, le plan B s’est avéré le meilleur.

Sur le plan politique, à Copiapo, le président Sebastian Piñera, nouvellement en poste, a été là tout le temps. Pour le Chili, cette catastrophe a été une occasion de s’élever, de grandir. Dès son retour à la surface, le mineur Mario Sepulveda n’a cependant pas manqué de lui rappeler l’obligation de résultats. À sa sortie de la mine, il a interpellé la foule et rappelé que trop de travailleurs travaillent dans des conditions précaires.

Depuis le début de la crise, le gouvernement n’a pas nié l’évidence. Il a instauré une commission d’enquête, mais surtout, il tire la leçon de l’événement en mettant en place un grand chantier pour revoir les lois encadrant le travail dans les mines. Les résultats seront suivis de près et les autorités devront maintenant livrer la marchandise.

Il y a des moments où les mauvaises nouvelles cèdent le pas aux bonnes. C’est un moment de grâce qu’il faut savourer. Une belle embellie dans la grisaille, un moment où l’humanité illustre toute sa grandeur dans ce qu’elle a de bien. C’est ce que nous ont rappelé ces 33 mineurs chiliens.

Les opinions exprimées dans cette tribune ne sont pas nécessairement celles de Métro.

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