Après trois ans de consultations, Génération d’idées, ce groupe de réflexion apolitique de jeunes citoyens québécois, a finalement présenté son mémoire mercredi. Depuis son passage à Tout le monde en parle en 2008, et même s’il ne reste qu’un seul membre du trio originel, Génération d’idées prouve qu’il a de la suite dans les idées. Entrevue avec le cofondateur et président, Paul St-Pierre Plamondon.
Comment résumer ces trois ans?
On a commencé par un magazine qui s’est rapidement trouvé être trop cher à produire et un peu trop rigide comme moyen d’expression. Après avoir fait le tour du Québec pour vérifier le niveau d’engagement des jeunes et cerner leurs priorités, on a organisé un sommet de trois jours en novembre dernier au Palais des congrès. Dans le cadre de 24 ateliers, près de 400 participants venus des quatre coins de la province et de les tous horizons ont élaboré des pistes de solution pour le Québec. Ça donne le mémoire de 100 pages qu’on [a présenté mercredi soir] au Lion d’Or.
Quelles en sont les grandes lignes?
Il y a cinq axes principaux. D’abord, agir réellement en matière de développement durable, par exemple en établissant une politique d’achat responsable claire pour les entreprises publiques et parapubliques. Pour retrouver la confiance des citoyens, on suggère par exemple aux députés des assemblées de comté obligatoires avec leurs électeurs. Il faut aussi revoir le mode de gestion de nos ressources naturelles en développant un modèle de nationalisation avec participation du privé. On fait aussi des recommandations en matière d’éducation et d’économie.
Et pour la suite?
On a sorti un contenu rafraîchissant et de qualité, mais plusieurs points restent à explorer, alors un deuxième sommet est prévu cette année, les 26 et 27 novembre, pour compléter notre mémoire.
Êtes-vous le François Legault de la jeunesse?
(Rires) Génération d’idées ne se définit pas en fonction de la sphère politique classique. On est indépendant.