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Vers une équipe de sauvetage civile québécoise

Pierre Lessard, un résidant de Saint-Hubert for­mé en communication et en gestion de projet, veut créer une nouvelle ressource d’aide aux sinistrés québécois : le PARARESQCUE. Mé­t­ro s’est entretenu avec lui.


Qu’est-ce que PARARESQCUE?

Mon idée, c’est de rassem­bler des Québécois qualifiés en gestion de crise sous une bannière paramilitaire. L’ob­jectif est de disposer d’une main-d’œuvre qui aurait reçu une formation adaptée et qui pourrait faire ce qui est nécessaire en cas de désastre ou de crise – du transport, du sauvetage, du nettoyage, etc. – partout dans la province.


D’où vous est venue l’idée de créer un tel groupe?

J’y pense depuis 2008, mais ce qui m’a fait homologuer le concept, ce sont les inondations qui ravagent la Mon­­térégie. Les policiers, les pompiers et les soldats y font du très bon travail. Je n’ai aucune critique à leur faire. Mais, à un moment donné, ils atteignent leurs limites physiques, matériel­les et psychologi­ques, et c’est à ce moment-là qu’il leur faudrait une relève.


Pourquoi désirez-vous en faire une structure paramilitaire?

Il faut que le groupe ait un commandement clair. C’est le paramilitaire, qui garde la structure de l’armée sans les uniformes et les lois, qui nous permettrait d’être le plus efficace.


Administrativement, de qui relèverait PARARESQCUE?

Je nous vois relever de la Sécurité publique, car c’est elle qui coordonne l’aide. Je ne veux pas remplacer les experts, plutôt les appuyer au besoin. Je n’ai pas encore contacté la Sécurité civile, mais je suis persuadé qu’il y a de la place pour une équipe comme PARARESQCUE au Québec, car je me fais porte-parole de besoins que j’entends exprimer par plusieurs.


Comment envisagez-vous la suite de votre projet?

J’ai lancé l’idée, et maintenant j’espère que ça va faire parler dans les cuisines, dans les entreprises et dans les ministères. Il faut que les gens  enrichissent l’idée. Je veux que PARARESQCUE ne soit plus uniquement mon idée, qu’elle devienne un «nous». J’attends vos suggestions, et je présenterai le projet à la presse d’ici une semaine ou deux.

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