Vous voulez devenir premier ministre du Canada? Suivez à la lettre la méthode suivante et, vous verrez, elle pourrait fort bien fonctionner.
D’abord, soyez élu par accident à la tête de votre formation politique. Ensuite, laissez vos propres collègues vous poignarder dans le dos au moins mille fois. Enfin, encaissez une puissante volée aux élections. Au lendemain de cette humiliante défaite, remettez votre démission et fixez la date de votre départ. Ah oui, j’oubliais un élément essentiel, ayez comme adversaire un chef conservateur arrogant qui se comporte souvent comme un fasciste sorti directement des années de la Grande Noirceur. Bon, vous allez peut-être entrer au 24 Sussex par la porte d’en arrière, mais l’important, comme ils disent, c’est la fin, pas les moyens.
La formation d’un éventuel gouvernement de coalition peut sembler surréaliste pour la plupart d’entre nous, mais selon moi, ce n’est rien à côté de la réhabilitation de Stéphane Dion. Pendant des mois, tout a été fait pour le faire sortir de table et, la semaine prochaine, il va peut-être décrocher la plus grosse job de la scène politique canadienne. Encore plus flyé, il sera le partenaire de Gilles Duceppe et de Jack Layton dans le cadre d’un ménage à trois pour le moins improbable. Pincez-moi, quelqu’un…
Dans ce contexte-là, soyez prêt à voir Mario Dumont et ses illustres adéquistes remporter les élections provinciales de lundi prochain. En tout cas, moi, rien ne me surprendra plus dans ce pays de fous…
Ce week-end, en passant sur RDI, je suis tombé sur l’émission Les rendez-vous de Marie-Claude, comme dans Marie-Claude Lavallée. Au programme, un entretien fort touchant avec Minou Petrowski. J’ai passé une demi-heure vissé à mon écran. Ça ne m’arrive plus. Parfois, il suffit de si peu pour donner de la grande télé. Une intervieweuse qui écoute plutôt que de penser à son prochain mot d’esprit et une invitée qui a quelque chose à raconter. C’était tout. Mais alors là, vraiment tout.
???
J’étais souvent en complet désaccord avec ses propos, mais aujourd’hui, je tiens absolument à saluer l’auteure Hélène Pedneault. Cette féministe engagée (d’autres ont déjà dit enragée…) aura marqué notre monde à sa manière. J’espère seulement que d’autres prendront maintenant la parole. Il y a une bien grande place qui vient de se libérer.