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Cette semaine, Métro craque pour Loving Vincent, FROID, Mindhunter…

Cette semaine, Métro craque pour Loving Vincent, FROID, Mindhunter, Les a$ de la brocante, En scène, le jeu sur mobile Stranger Things et Big Little Lies.

1. Loving Vincent

Imaginez les œuvres de Vincent Van Gogh prendre vie. Imaginez entendre la voix du facteur Joseph Roulin (Chris O’Dowd). Imaginez ressentir les émotions de Marguerite Gachet (Saoirse Ronan). C’est ce qu’ont permis les 125 artistes qui, pendant plus de 6 ans, ont œuvré pour donner naissance à Loving Vincent (La passion Van Gogh). Entièrement réalisé à la peinture à l’huile, le film britannico-polonais de Dorota Kobiela et de Hugh Welchman se déroule un an après la mort de l’artiste, en 1890. De fil en aiguille, Armand (Douglas Booth), le fils du facteur, cherchera à savoir si Van Gogh (Robert Gulaczyk) s’est véritablement suicidé. Derrière cette enquête, on découvre les personnes que l’artiste a couchées sur la toile, mais aussi le vague à l’âme qui lui pesait. Pendant près de deux heures défilent des plans inspirés du style de Van Gogh. Les fans du grand maître ne sauront rester insensibles à ce travail hors du commun qui brosse un portrait singulier de l’artiste. (Anicée Lejeune)

2. FROID
FROID comme dans «avoir froid dans le dos». C’est ce que j’ai ressenti tout au long de la pièce du Suédois Lars Norén adaptée par la troupe Le Brute qui pleure. Tirée d’un fait divers, elle relate la malheureuse rencontre entre un jeune Suédois adopté d’origine coréenne et un trio de néo-nazis. Propos xénophobes, cris, coups vicieux : tous les ingrédients sont là pour donner mal au cœur et faire réfléchir. Les quatre jeunes acteurs (Olivier Arteau, Ariane Bellavance-Fafard, Dayne Simard et David Bouchard) sont surprenants! Dans la salle intime du théâtre Prospero jusqu’au 4 novembre. (Rachelle McDuff)

3. Mindhunter
Mindhunter, une nouvelle série produite par Netflix, se déroule à la fin des années 1970, à l’époque où le FBI commence à peine à développer les notions de profilage. Les personnages principaux, Holden Ford (Jonathan Groff) et Bill Tench (Holt McCallany), sont inspirés des agents John E. Douglas et Robert Ressler, pionniers dans le domaine de la psychologie criminelle. On les suit alors qu’ils décident d’interviewer certains des meurtriers les plus connus dans l’espoir de cerner leur personnalité. La série s’appuie surtout sur les dialogues, ce qui ne la rend pas moins fascinante… et troublante. (Mathieu Horth Gagné)

4. Les a$ de la brocante

Depuis qu’on est tombé dessus par hasard la semaine dernière, on a développé une addiction pour cette émission aux multiples rediffusions. Au point de ne pas être dérangé par le doublage en français sur les voix originales. On suit à travers les États-Unis Frank Fritz et Mike Wolfe, qui fouillent des granges et leur monticule d’objets (alerte collectionneurs compulsifs!). Cheval à bascule, Harley Davidson, bouche d’incendie, équipement de trappeurs… les deux amis d’enfance dénichent les trésors de l’Amérique, parfois vieux de plus de 100 ans. De la télé-réalité intelligente. À Historia, notamment le mardi de 20 h 22 h. (Baptiste Barbe)

5. En scène

Signé par deux comédiennes françaises (Joffrine Collignon et Barbara Belletti), ce petit livre d’exploration théâtrale initie les enfants à 10 pièces classiques, de Roméo et Juliette à Cyrano, en passant par Le Cid, Le bourgeois gentilhomme et Le mariage de Figaro. Le documentaire, en plus de présenter une mise en page nette et conviviale, adapte très bien ces textes classiques pour que les plus jeunes puissent les comprendre et, éventuellement, en jouer des extraits. Un bémol, toutefois : même si l’éditeur le recommande aux huit ans et plus, les enfants sont encore un peu jeunes pour se frotter à la complexité de certaines des œuvres choisies. Notre cobaye aurait pour sa part préféré un registre un peu moins tragique… (Jessica Dostie)

6. Le jeu sur mobile Stranger Things
Avis à ceux qui ont besoin de se muscler les pouces (et à ceux qui veulent encore plus de Stranger Things) : Stranger Things le jeu accaparera tous vos temps libres. Avec ses airs rétros, sa trame sonore digne des épisodes les plus bouleversants et ses puzzles remue-méninges, le jeu mobile est digne des consoles. À l’aide des personnages de la série, suivez l’intrigue, battez des gardes de sécurité, rendez-vous dans le Monde à l’envers et, surtout, ne mourez pas. (Camille Lopez)

7. Big Little Lies

Couverte de prix aux derniers Emmy, la série en sept épisodes de Jean-Marc Vallée est un bijou de perfection sur tous les plans. La direction photo, les costumes, la musique. Et puis les actrices, toutes plus grandes que nature. Que ce soit une statuesque Nicole Kidman qui confie : «J’essaie de décider si je suis heureuse ou triste.» Ou une Laura Dern imposante qui s’inquiète : «Have I become tragically unfun?» Un thriller humain, réaliste, adulte qui se déroule dans un univers glacé où les femmes se définissent presque entièrement par une phrase : «Je suis une maman». Un univers où les fêtes pour enfants (sur lesquels on met la pression pour qu’ils réalisent les rêves que leurs parents n’ont pu accomplir), deviennent des compétitions entre les grands. Parmi qui, les grands petits secrets fourmillent. Parce que «dans tous les mariages, il y a du faire semblant. Même dans les meilleurs.» Meilleure série vue depuis longtemps. (Natalia Wysocka)

 

On se désole pour…

Le départ d’un grand artiste

Gentleman au savoir encyclopédique, Montréalais de grande culture ayant dédié sa vie à la préserver, conservateur éternellement curieux, historien décoré du titre de Compagnon des arts et des lettres du Québec… Vincent Warren a eu une vie à l’image de sa personnalité : grandiose. Dirigé par Stravinsky, ayant fréquenté, à New York, la même classe que Noureev, cet Homme de danse auquel la réalisatrice Marie Brodeur a récemment dédié un magnifique documentaire s’est éteint. Mais l’étoile de celui qui le fut, danseur étoile, pour les Grands Ballets canadiens, n’est pas près de s’éteindre, elle. (Natalia Wysocka)

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