Culture

Les choix de Métro: «Un singe sur l’épaule», «Service essentiel», «L’univers de Yousuf Karsh»…

«Un singe sur l’épaule» de Julia Daigle Photo: Collaboration spéciale

Les journalistes de Métro vous livrent leurs sept coups de cœur culturels de la semaine, dont la série Un singe sur l’épaule de Julia Daigle, Service essentiel, L’univers de Yousuf Karsh: l’essence du sujet et d’autres.

Un singe sur l’épaule de Julia Daigle

L’autrice-compositrice-interprète, dont le talent rayonne depuis longtemps au sein de la formation Paupière, confirme son statut d’artiste solo avec un premier album mystérieux et fascinant. Les chansons y résonnent comme des incantations, grâce à une écriture poétique portée par la voix nostalgique de Julia Daigle et à une instrumentation tout aussi phénoménale. L’ensemble demeure toutefois contemporain, et, surtout, n’a rien à envier au passé. On est absolument sous le charme, et Nanette, Le Psaltérion, Chapelle Ardente ou encore Cinq Ou Neuf y sont pour beaucoup!
Sur les plateformes d’écoute
Amélie Revert

Service essentiel

En tant que journaliste culturelle, j’étais bien sûr d’emblée conquise par ce projet d’Émilie Perrault visant à démontrer que l’art est essentiel à une bonne santé. Son essai n’en est pas moins convaincant, débordant d’éloquents témoignages d’experts et citant diverses études fort éclairantes. Dans une langue accessible, elle se fait «coach de remise en forme culturelle» et propose une panoplie de conseils pratiques pour adopter de saines habitudes de vie culturelles. Un ouvrage qui porte très bien son nom!
Aux éditions Cardinal
Marie-Lise Rousseau

L’univers de Yousuf Karsh: l’essence du sujet

Le Musée des beaux-arts de Montréal rend un bel hommage au portraitiste arméno-canadien de renommée internationale. L’exposition comprend ainsi une centaine de photographies témoignant du siècle passé, qui ont toutes été tirées par l’artiste lui-même, ce qui les rend rares et précieuses. De Georgia O’Keeffe à Muhammad Ali en passant par les Canadiens Karen Kain (notre photo), Jean-Paul Riopelle et Glenn Gould, on se rend compte de la place primordiale des corps, et particulièrement des mains, dans l’œuvre monumentale de Yousuf Karsh.
Jusqu’au 30 janvier
Amélie Revert

Rêve encore

Qu’est-ce qui explique qu’une œuvre perdure et suscite toujours d’aussi grandes émotions 20 ans après sa sortie? L’album Rêver mieux de Daniel Bélanger fait partie des pépites culturelles québécoises qui ont laissé une empreinte indélébile sur nos cœurs. Ce balado en quatre épisodes animé par Fanny Bloom et réalisé par Julien Morissette explique pourquoi nous n’en reviendrons jamais de cet album. Inutile de dire que ça fait un bien fou de se replonger dans cette musique intemporelle et enveloppante. Un bien fou à écouter n’importe où.
Marie-Lise Rousseau

Calming Night Partner de Land of Talk

Land of Talk est de retour avec un EP que Métro a eu la chance d’écouter en avant-première! Les quatre titres qui le composent sont la suite naturelle de l’excellent Indistinct Conversations, paru en juillet 2020. De la voix éthérée de Lizzie Powell émane toujours quelque chose de réconfortant, voire curatif. Et malgré la noirceur, la lucidité des propos, les mélodies sont, quant à elles, tendrement libératrices et généreuses. On ne saurait que vous suggérer d’écouter le premier extrait déjà disponible, Moment Feed.
Sur les plateformes d’écoute dès le 12 novembre
Amélie Revert

Qui a tué Marie-Josée?

Le 18 juin 1982, la mannequin québécoise Marie-Josée St-Antoine est retrouvée morte dans son appartement new-yorkais. Presque 40 ans plus tard, le mystère plane toujours sur l’identité de la personne qui a ôté la vie à cette jeune femme en pleine ascension. En donnant la parole à la famille, aux amis et aux enquêteurs de l’époque, cette série true crime apporte un nouvel éclairage sur ce fait divers qui a marqué le Québec des années 1980. Qui a tué Marie-Josée? fascine et émeut avec cette question qui reste encore aujourd’hui sur toutes les lèvres.
Dès le 10 novembre sur Crave
Martin Nolibé

Visibly Choked

Au FME en septembre dernier, nous étions plusieurs à regretter d’avoir raté la performance survoltée de ce quintette punk qui a fait le buzz en Abitibi. On se rattrape avec bonheur avec leur tout premier EP éponyme aux sonorités lo-fi. Si les riffs de guitare accrocheurs ont de quoi nous faire taper du pied, c’est la voix écorchée et l’énergie décoiffante de la chanteuse, qui se défoule allègrement sur ces six titres – dont sur le bien nommé Shitlord – qui captive et fascine.

Sur les plateformes d’écoute
Marie-Lise Rousseau

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