Quand on lui parle du cachet très personnel des chansons de son dernier album, North & South, Milow répond tout de go :?«J’ai fait un deal avec moi-même quand j’ai commencé : je dois toujours être honnête. Je n’ai que ma guitare pour me « protéger ». Si je ne crois pas ce que je chante, le public ne le croira pas non plus.»
Ainsi, le chanteur belge, qui se décrit comme un «artiste live», dit essayer de créer une atmosphère intimiste à chacun de ses concerts et composer ses chansons en conséquence. «J’aime quand mes chansons n’ont besoin de rien d’autre que de ma voix et de ma guitare, qu’elles marchent déjà sur scène comme je les écris et comme je les enregistre. C’était vraiment un luxe cette fois-ci, parce que j’avais assez de concerts pour les tester directement devant public.»
Le jeune homme explique qu’il a d’ailleurs écrit North & South en tournée : «Il y a deux ans, je voulais juste vraiment commencer à écrire, mais j’étais en tournée. J’ai donc commencé à composer sur la route, et j’en suis heureux parce que j’aurais peut-être eu le syndrome de la page blanche si j’étais plutôt retourné chez moi.»
Deux albums après sa célèbre reprise de?Ayo Technology de 50 Cents, Milow peut constater que l’engouement n’a pas été que temporaire et que le public a continué à le suivre. «C’est toujours un des moments forts des concerts… mais pas le seul, et c’est l’important. Il y a beaucoup de musiciens qui ont du succès avec une chanson qui n’est pas représentative de ce qu’ils font, genre des groupes rock qui sont connus pour une ballade. Tandis que moi, c’était le même univers musical.»
Si le chanteur espère maintenant une percée aux États-Unis, ce n’est pas forcément à cause du rêve américain, mais parce qu’il aime essayer de nouvelles choses. «En Europe, je commence à avoir pas mal de succès et à faire de gros concerts, alors j’aime l’idée de recommencer à faire des premières parties, des petites salles… Un peu repartir à zéro!»
Milow
Au National vendredi à 19 h