Culture

Ima: sucrée… salée

Marc-André Lemieux - Métro

«Je suis prête à affirmer mon côté rebelle.» Ima se dévergonde à sa façon sur son nouvel album, Precious. À elle seule, la pochette de l’opus témoigne de cette transformation. Les bouclettes de la chanteuse flottent toujours au vent, mais cette fois-ci, à défaut de nous éblouir avec son plus beau sourire, la star affiche un air coquin qui laisse présager une hausse de la température.

En entrevue, Ima semble parfaitement assumer ce changement de cap. «Oui, je suis une bonne fille. Oui, je veux mettre les gens de bonne humeur. Mais j’ai aussi un côté salé, un côté un peu « grrrrr ». J’avais le goût de le montrer autant dans la musique que dans l’image», explique-t-elle.

Ima se paie la traite sur sa première galette dans la langue de Shakespeare, où elle reprend 13 chansons popularisées par des hommes. Sur des rythmes disco, pop, rock, folk, soul et blues, elle entonne des pièces tirées des décennies 1960 et 1970 ayant toutes un thème commun : l’amour, quoi d’autre! «J’ai encore un côté romantique. J’ai envie d’inciter les gens à s’aimer en gardant une part de mystère, affirme-t-elle. On est dans une ère où tout va tellement vite! Il y a beaucoup de sexe. Tout est too much.»

Qui dit amour ne dit pas nécessairement fleur bleue, comme l’étoile de 32 ans le démontre sur une version ô combien langoureuse d’Ain’t No Sunshine, un vieux tube R’n’B de Bill Withers. Réalisé par Guy Saint-Onge, responsable des arrangements des deux précédents opus de l’interprète, le titre comprend même quelques mesures de I Want You (She’s so Heavy) des Beatles.

«C’est la seule chanson du CD qu’on a enregistrée le soir, raconte Ima. J’ai tellement aimé ça que je ne voulais plus m’arrêter! On a fait deux ou trois prises, et je voulais en faire d’autres! Je tripais fort. Quand j’ai entendu la version finale pour la première fois, j’ai dit : « Ayoye! Je pense qu’il y a du monde qui va se coller là-dessus! »»

Hormis Let’s Stay Together (Al Green), Sunshine on my Shoulders (John Denver), Feelin’ Groovy  (Simon & Garfunkel) et Tiptoe Through the Tulips (Al Dubin), Precious comprend des relectures de deux hits des Bee Gees : How Deep Is Your Love et To Love Somebody. Sur cette dernière, Ima pousse la note comme jamais auparavant, révélant une voix rauque qui n’est pas sans rappeler celle de… Janis Joplin!

«Je me suis permis de m’aventurer dans le blues, ce que je n’avais jamais osé faire avant, parce que je ne voulais pas qu’on me juge, révèle-t-elle. Les peurs, c’est tout le temps ça qui nous arrête. Tout est possible dans la vie. Je m’en rends compte de plus en plus.»

Ima vise haut, très haut avec ce sixième album qu’elle espère lancer aux États-Unis. «Je rêve depuis que je suis toute petite de faire le tour du monde. J’ai voyagé partout, mais maintenant, je veux le faire avec ma musique, déclare-t-elle. Quelqu’un m’a déjà dit le proverbe : « Vise toujours la lune, même si tu la manques, tu atterriras parmi les étoiles. » C’est ça qu’il faut faire dans la vie. Peu importe si on a des rêves complètement fous et que tout le monde nous dit qu’on ne peut pas y arriver.»

Ima en 3D

Les fans d’Ima verront la chanteuse sous un nouvel angle cet été, lorsque celle-ci présentera le vidéoclip de la chanson Stuck in the Middle with You… en trois dimensions. Réalisé par Martin Villeneuve (le frère de Denis), le clip est présentement en postproduction. La compagnie québécoise Motor VFX se charge de la conception des effets visuels et 3D. «Il y a un petit côté science-fiction», annonce Ima. 

Entre-temps, Ima apparaîtra dans la vidéo du premier extrait de son nouvel album, Da Ya Think I’m Sexy. Signée par le photographe Martin Cloutier, le clip devrait voir le jour très bientôt. «C’est un truc de dernière minute complètement fou avec un budget de rien du tout», raconte Ima, qui s’est déplacée à New York pour tourner le segment.

Precious
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