Culture

Les filles de Caleb: réinventer une histoire

Jessica Émond-Ferrat - Métro

Alors que les répétitions vont bon train, Luce Dufault et Daniel Boucher sont confiants : ils ne détruiront pas l’image du couple mythique d’Émilie Bordeleau et d’Ovila Pronovost. «Nous, on a de moins en moins de craintes, affirme Daniel Boucher. Mais Les filles de Caleb, au Québec, c’est comme si c’était un vase hyper précieux, et que nous, on avait décidé de le prendre pour le changer de pièce. Tout le monde nous regarde en voulant dire : « Échappe-le pas! » Mais on n’efface rien, on n’écrase rien. On fait une relecture de l’Å“uvre, on invente quelque chose qui n’existe pas.»

Près d’un an après que l’identité des artistes  incarnant Émilie, Ovila et les autres dans la version musicale des Filles de Caleb, d’Arlette Cousture, eut été révélée, ceux-ci ont offert aux médias, hier, quelques extraits de l’opéra folk, qui investira le Théâtre St-Denis le 13 avril prochain. «Je me sens un peu comme si on faisait un souper, mais qu’on avait dit aux gens d’arriver à 15 h et qu’ils arrivaient quand il n’y a rien de prêt!» a lancé le metteur en scène Yvon Bilodeau, qui a pris la relève de Daniel Roussel au mois de novembre, lorsque ce dernier a dû se retirer du projet pour des raisons de santé.

Le metteur en scène a voulu «aller chercher la force du théâtre» pour mettre en scène, en deux heures et demie, la trilogie d’Arlette Cousture. «J’ai eu envie de réussir à créer une unité de lieu, même si dans le livret de Micheline Lanctôt, il y en avait environ 35!» dit-il. Yvon Bilodeau a donc dû faire des choix éditoriaux, si bien que certains moments de la vie des personnages seront présentés comme des «bulles narratives» par lesquelles ils reviennent sur un événement de leur passé. «Je fais confiance à l’imagination du monde, dit-il. Je veux qu’on assiste à ce spectacle comme on ouvrirait un album de famille.»

«Comme c’est une création, on est partis de presque rien, dit Luce Dufault. Plonger dans cet univers, m’abandonner à un personnage pour la première fois, c’est ce qui me faisait peur. Mais Yvon réussit à nous emmener là.»

L’avis de Métro

Les médias ont pu assister à la répétition de trois numéros musicaux, soit Je t’attendrai, par Daniel Boucher et Luce Dufault, Qui prend mari, par Marie-Michèle Desrosiers, et Une lettre à la fois, par Bruno Pelletier et Stéphanie Lapointe. Métro a aimé :


Les filles de Caleb
Au Théâtre St-Denis
Du 13 au 23 avril
En supplémentaire
les 29 et 30 avril

Articles récents du même sujet

Exit mobile version