Travie McCoy a renoué avec les membres de Gym Class Heroes en février. Le groupe en a profité pour enregistrer les maquettes de son prochain album, The Papercut Chronicles 2, qu’il espère lancer cet été. «C’est un retour au son qui nous a fait connaître, cet espèce de « hip-hop fusion qui sort du champ gauche »», précise le chanteur de la formation. Nous avons discuté avec Travie McCoy, qui s’amène ce soir à Montréal pour jouer les pièces de son premier – et excellent – album solo, Lazarus, qui contient entre autres le succès Billionaire, un duo avec Bruno Mars.
Contre toute attente, Lazarus est un album hyper positif. Vous attendiez-vous à une telle tournure des événements quand vous avez décidé de tenter l’aventure en solo?
Pas du tout! D’autant plus que j’ai commencé à écrire l’album pendant une période très sombre de ma vie : rupture [avec la chanteuse Katy Perry], mortalité dans la famille, etc. À un certain point, j’étais tanné de me complaire dans le malheur. Et la dernière chose que je voulais faire, c’était de contaminer tout le monde. Je savais qu’en broyant du noir sur disque, je n’allais rendre service à personne.
Il y a quelques années, vous avez parlé ouvertement de vos problèmes de drogue et d’alcool. Après cette sortie publique, avez-vous ressenti une plus grande pression pour ne pas rechuter?
Non. Bien au contraire. La première fois que j’ai parlé de mes problèmes de consommation, c’était sur mon blogue. J’avais écrit un long billet à ce sujet. Ça m’a pris tout mon petit change pour l’envoyer. J’ai attendu pendant des heures devant mon ordinateur avant de peser sur «Enter». Je savais qu’en faisant cet aveu, je me mettais dans une position vulnérable, qu’on allait me persécuter pour cela. Ce n’est pas parce que je suis une personnalité connue que je n’ai pas droit à l’erreur. Avec le recul, je réalise que c’était la bonne chose à faire. Aujourd’hui, il y a plein de jeunes qui viennent me voir après les spectacles pour me dire que je les ai aidés à traverser des moments difficiles.
Vous semblez toujours très relax et cool devant la cam��ra. Comment faites-vous pour rester si détendu?
J’ai longtemps souffert de troubles d’anxiété. Quand les choses se sont mises à décoller pour Gym Class et que les gens ont commencé à me reconnaître dans la rue, ça m’a donné un choc. Je n’étais pas prêt à tout ça. À l’époque, j’habitais à New York. Vivre dans la Grosse Pomme et souffrir de troubles d’anxiété, c’est le plus gros paradoxe au monde! Ça m’a pris du temps à m’ajuster. Et le travail n’est pas fini…
Habitez-vous toujours à New York?
Non. J’ai déménagé à Miami depuis!
Travie McCoy
Au National
Ce soir à 19 h