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Cirque de demain, vedettes d’aujourd’hui

Pour une troisième fois, la TOHU accueille dès demain, à l’occasion du festival Montréal en lumière, une édition spéciale du Festival mondial du cirque de demain de Paris, grande compétition annuelle réunissant les meilleurs artistes de cirque du monde. Métro a parlé au directeur artistique de l’événement, Pascal Jacob.

Chaque année, Alain M. Pacherie, président du Festival mondial du cirque de demain, et son directeur artistique, Pascal Jacob, sillonnent les cirques, les chapiteauxs et les salles de spectacles du monde pour dégoter les meilleurs numéros à programmer à Paris. L’événement est présenté depuis 34 ans – et pour la troisième fois cette année à Montréal. On aurait pu les soupçonner de se blaser, mais à entendre la passion dans la voix de Pascal Jacob quand il parle des arts circassiens, le feu sacré est loin d’être éteint.

«La manière d’exécuter un numéro fait en sorte que ça devient quelque chose qu’on n’a jamais vu. C’est inépuisable parce que chaque humain est différent et que les ressources de l’imaginaire sont sans limites. Le cirque, je pense que c’est la plus belle expression de l’imaginaire et de ce qu’un humain est capable de réaliser pour en émouvoir d’autres», lance-t-il pour résumer cet émerveillement qui persiste toujours.

Cette année, sous le chapiteau de la TOHU, le public assistera à 10 numéros sélectionnés avec soin, dont 4 s’étant distingués à l’édition parisienne de cette année. Des numéros liés par une ligne directrice qui s’est imposée au fil de la programmation : l’humour!

«Le cirque peut parfois être un peu austère, un peu radical, ce qui est très bien aussi, mais là, on s’est rendu compte que la ligne directrice était l’humour, raconte Pascal Jacob. On n’a pas forcément des clowns au sens strict, mais il y a de l’humour dans les numéros de jonglerie, de trapèze, on a des mimes qui sont vraiment très drôles… C’est une couleur plus intense que d’habitude. Même le numéro de contorsion des deux Tanzaniens est exécuté avec tellement de simplicité, en souriant en permanence, que c’est aussi quelque chose d’assez joyeux. On a aussi un segment très poétique d’une jeune acrobate qui fait des pointes sur des verres en cristal, avec une marionnette un peu bougonne, et ça fait sourire, c’est très léger, très aérien.»

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Le «meilleur clown», selon Jacob, demeure le maître de cérémonie, Calixte de Nigremont, devenu un véritable incontournable du spectacle. «Il a une présence, un humour incroyable, et surtout, une faculté à saisir n’importe quel prétexte pour sauver une situation. Un jour où un problème technique s’était produit, il a parlé de l’histoire des États-Unis, en plaisantant bien sûr, pendant cinq longues minutes; le public rigolait et ne s’est jamais rendu compte qu’il y avait eu un souci technique!»

La personnalité d’un artiste est ce qui procure le petit je-ne-sais-quoi qui fait qu’un numéro se démarque des autres, croit le directeur artistique.

«Il y a deux ans, on est venus à Montréal avec un jeune artiste qui faisait de la beatbox, cite-t-il à titre d’exemple. En cinq secondes, quand il entrait dans la salle, il captait l’attention du public et il ne la lâchait plus, c’était incroyable. Ce type, il a une espèce de magie, d’aura… C’est quelque chose qu’un artiste a en lui, cette lumière qui fait en sorte que, quand il est sur scène, il devient pour le public la chose la plus importante du monde.»

Au programme
Les artistes qui prendront part à l’édition montréalaise, venus de divers continents :

Festival mondial du cirque de demain
À la TOHU
Du 19 février au 3 mars

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