Culture

Cameron Diaz : «J'ai mauvais caractère!»

Ned Ehrbar - Metro World News

Étant donné le comportement outrancier du personnage joué par Cameron Diaz dans le film Bad Teacher (Sale prof), l’expression «sale prof» est un peu faible… C’est le moins qu’on puisse dire!

Elle fume de la marijuana dans le stationnement de l’école, elle violente les élèves qui ne répondent pas correctement aux questions et elle accepte les pots-de-vin des parents qui souhaitent voir leur enfant récolter des «A».

Sa seule motivation : amasser assez d’argent pour s’offrir une augmentation mammaire dans le but de se dénicher un mari fortuné. Il s’agit d’un personnage grossier et fourbe, qui se présente souvent au travail avec une gueule de bois. Autrement dit, il n’est ni glamour ni sympathique. Et c’est exactement ce qui plaît à Cameron Diaz.    

«Nous n’avons consacré aucune énergie à essayer de rendre ce personnage sympathique, révèle-t-elle. C’était génial. En général, on passe les 20 dernières minutes d’un film à essayer de s’excuser pour la première heure et demie parce qu’on a peur d’assumer ce que le film est réellement.»

Cameron Diaz, qui a sans doute livré ses meilleures performances dans des comédies mordantes, ne se retient pas dans son dernier rôle. Une stratégie payante pour l’actrice, car compte tenu du scénario, elle ne pouvait pas vraiment faire dans la dentelle.

«Après avoir lu les 30 premières pages du scénario, je me suis dit : « Pas question de jouer cette femme! Comment pourrais-je la réhabiliter? Il n’y a pas de rédemption possible pour cet être horrible! » Mais 10 pages plus loin, je me suis rendue compte que je l’aimais. Et à la fin, c’était incroyable, car je n’avais pas à m’excuser.»     

Naturellement, même si Bad Teacher présente une série de mauvais comportements, Cameron Diaz et le réalisateur Jake Kasdan estimaient que certaines situations allaient trop loin, notamment une idylle entre un enseignant et un élève.

«La seule chose qu’Elizabeth ne fait pas, la seule borne qu’elle ne dépasse pas, c’est de séduire un étudiant de  secondaire 1, note Cameron Diaz. C’est la seule chose qu’elle ne fait pas, heureusement. Je ne pense pas que j’aurais été très chaude à l’idée. Le film aurait été très différent.»

Ce détail n’aurait fort probablement eu aucune importance aux yeux de la Motion Picture Association of America, qui se charge de classifier les longs métrages américains. D’ailleurs, Cameron Diaz ne raffole pas de cette organisation. Le film Bad Teacher a été classé R [13 ans et plus au Québec] à cause des scènes où l’on con­somme de la drogue, de son langage vulgaire et de son contenu à caractère sexuel.

«Le système de classification est arbitraire, franchement, affirme-t-elle. Qui peut juger qu’un film doit être classé R ou non? C’est relatif, non?» Si quelque chose est inapproprié ou non, cela dépend de la personne qui le regarde. Débarrassons-nous de la classification!»

Mal à l’aise sur sa tribune improvisée, Cameron Diaz éclate de rire. Toutefois, elle précise qu’il y a du vrai dans sa critique, particulièrement lorsqu’un film comme Bad Teacher se retrouve dans la même catégorie que des jeux vidéo où les héros se découpent en morceaux et se tranchent la tête. «Ou que des publicités de Viagra en plein milieu du Super Bowl, ajoute-t-elle. Pour moi, cela est beaucoup plus choquant.»   

Bad Teacher
En salle dès vendredi

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