«Je le fais pour les enfants.» L’explication est bien connue. Lorsqu’une célébrité décide de prêter sa voix à une animation, c’est généralement pour faire plaisir au reste de la famille. C’est d’autant plus vrai pour Jacques Villeneuve, même s’il avoue avoir toujours été un fan de la série Cars (Les bagnoles).
Cela tombe bien, l’ancien champion de Formule 1 a participé au doublage du second épisode, qui raconte les péripéties des voitures Flash McQueen et de son bon ami Mater qui sont liés à une sombre histoire d’espionnage. Jacques Villeneuve prête sa voix à une Jaguar E-Type 1963 vert forêt dont la fonction est de commenter les différentes épreuves automobiles.
«J’ai reçu un coup de fil de Disney, qui me demandait si ça m’intéressait de faire un petit rôle, se remémore le principal intéressé, rencontré dans le penthouse d’un hôtel montréalais. Il était bien précisé que ce ne serait pas un caméo, sinon je ne l’aurais sûrement pas fait. Là, j’ai tout de suite sauté sur l’occasion. Jamais je n’avais imaginé faire quelque chose comme ça.»
Comme dans n’importe quelle course, la technique est primordiale afin d’arriver à bon port, et l’art du doublage ne fait pas exception. «Ç’a été très rapide en fait, précise le pilote de NASCAR. On a fait des échauffements, car il n’y a pas vraiment eu de préparation. Au début, je lisais mot à mot ; puis, de plus en plus j’ai commencé à adapter, à être d’avantage dans le personnage. Je suis commentateur, mais il faut quand même entrer dans le feu de l’action. C’est ça qui est bizarre. Tu es en train de parler fort dans un micro et il y a des gens autour de toi. C’est super gênant. Tu te sens un peu stupide. Il y a un peu cette phobie-là, d’attirer le regard des gens.»
Qui sait si cette expérience ne lui ouvrira pas de nouvelles portes. Après la musique, le cinéma? «C’est quand même une autre paire de manches, souligne-t-il. Être devant une caméra… ouf! Déjà que je ne pensais pas être capable de doubler! Mais c’est sûr que, si on m’appelle et qu’on me demande : « hé, veux-tu essayer ça? », je suis assez stupide pour dire oui.»
La disparition des héros
Elle semble bien loin l’époque où les films sur la course automobile comme Grand Prix et Le Mans envahissaient les écrans de cinéma. «L’élément de risque n’est plus là, tente d’expliquer Jacques Villeneuve en parlant de la nouvelle réalité des sports automobiles.
Personne n’a l’impression que les pilotes vont se faire mal, qu’ils prennent un risque. Ils se dépassent et ils vont vite, c’est à peu près tout ; alors qu’avant, ils étaient capables de risquer leur vie, de sentir où était la limite de leur voiture et ils aimaient ça. C’était plus guerrier. C’était des héros, des gladiateurs, maintenant ce sont juste des gens qui condui-sent des voitures.»
Cars 2
En salle dès le 24 juin
