Culture

Le secret du succès des X Men

Heidi Patalano - Metro World News

Lors d’une conférence de presse consacrée à une superproduction estivale, il est rare que les membres de la distribution se disent soulagés que leur film soit réellement bon. Cependant, les têtes d’affiche du film X Men: First Class semblent incroyablement confiantes en ce qui concerne ce volet de la saga X Men, qui traite la naissance de l’équipe de mutants dans les années 1960.

«J’ai appelé la [co-vedette Michael Fassbender] dans la demi-heure suivant le visionnement du film simplement pour lui dire qu’il devait le voir, qu’il allait être soulagé et qu’il pourrait recommencer à aller aux toilettes comme il se doit, raconte James McAvoy, qui incarne Charles Xavier, alias Professor X, le chef de la bande de mutants. Nous étions inquiets parce qu’il arrive parfois qu’un film soit difficile à tourner. Comme il est bien établi que cela a été le cas, il est inutile de le cacher. Mais le film est finalement vraiment bon.» 

Kevin Bacon, qui joue le rôle du méchant Sebastian Shaw, a été tout aussi impressionné. «J’étais complètement abasourdi, je l’étais vraiment, confie-t-il avec enthousiasme. Un grand nombre de personnes que j’ai contactées ont dit qu’elles ne m’avaient jamais vu réagir de la sorte devant l’un de mes films.» Kevin Bacon a été plutôt étonné de faire partie du projet en premier lieu. «Je ne sais pas si cela révèle quelque chose sur mon estime personnelle, mais lorsqu’ils m’ont annoncé qu’ils m’offraient un rôle dans X Men, je me suis demandé avec qui ils s’étaient brouillés», précise-t-il en arrachant de faux gémissements de pitié aux autres vedettes, Michael Fassbender, James McAvoy, Rose Byrne et January Jones, assises à côté de lui.

La complicité est palpable entre les membres de la distribution lorsqu’ils se lancent de petites pointes. James McAvoy et Michael Fassbender sont particulièrement copains, ce qui tombe bien, puisque le personnage de Fassbender, Erik Lensherr/ Magneto, aide le Professor X à entraîner l’équipe de jeunes mutants. Mais sont-ils devenus plus proches qu’ils ne l’auraient dû? «Nous avons passé beaucoup de temps ensemble, dit Michael Fassbender. Nous avons appris à nous connaître de façon très intime. Ce lien a été rompu, et il ne m’appelle plus, se plaint James McAvoy. Mais bon, nous avons partagé quelque chose.»

Blague à part, James McAvoy attribue une grande part du succès de ce nouveau projet au réalisateur Matthew Vaughn. «Dans les X Men, il y a toujours 5 000 personnages à présenter en 2 heures, ce qui peut être une tâche ardue, affirme-t-il. D’une part, je crois que Matthew a réussi à raconter l’histoire de chaque personnage. D’autre part, une complicité s’est installée entre tout le monde. Cette connivence et cette chimie se reflètent à l’écran. »

Le jeune Professor X
Voici ce qu’affirme James McAvoy à propos de la personnification du Professor X : «Je ne me voyais pas comme sir Patrick Stewart, chauve et archétypal, dans le rôle du professeur Jean-Luc Picard de l’Enterprise. C’était un rôle assez difficile à comprendre. J’ai lu le scénario, soit les 40 premières pages qui avaient été écrites à l’époque, et je me suis aperçu que nous pouvions amener le personnage dans une direction complètement différente. Nous pouvions nous amuser beaucoup plus avec lui, le rendre un peu plus ridicule, un peu plus ivre et un peu plus lubrique. C’était très amusant.» 

X Men: First Class
En salle dès vendredi

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