Culture

Les Foo Fighters à tombeau ouvert

C’est un véritable barrage de son que les Foo Fighters ont réservé mercredi soir au public montréalais lors de leur passage au Centre Bell. Avec trois guitares sur scène et près de 25 chansons au programme, la formation de Dave Grohl n’a laissé aucun répit à ses fans.

Oubliez les soirées qui démarrent tout en douceur. Les Foo Fighters ont entamé ce concert le couteau entre les dents, avec une succession de cris et de coups de poing qui allait donner le ton au reste de la soirée. Jouées à un rythme effréné, les chansons Bridge Burning, Rope et The Pretender ont ponctué un premier quart d’heure à perdre haleine.

Sur l’album Wasting Light, paru plus tôt cette année, la musique des Foo Fighters s’était faite plus lourde que jamais. Avec le retour du guitariste Pat Smear, absent depuis 1997, le groupe a retrouvé le rock musclé de ses débuts, faisant à la fois le bonheur des fans et des critiques.

Les 10 940 spectateurs présents étaient donc en droit de s’attendre à une prestation survoltée, et ils l’ont eue. «Combien d’entre vous veulent nous entendre jouer aussi longtemps que nous le pouvons?» a demandé un Dave Grohl haletant à la foule déjà conquise après seulement 25 minutes de spectacle. La réponse n’a laissé planer aucun doute; le moment était tout indiqué pour enchaîner avec les succès Hero et Learn To Fly.

Même dans ses moments les plus calmes, le mélange de grunge abrasif et de pop accrocheuse des Foo Fighters n’a jamais perdu l’attention du public. Fait étonnant, à travers le mur de distorsion, aucun morceau n’est venu détonner dans l’ensemble.

Côté visuel, deux écrans et une dizaine de panneaux lumineux surplombaient la scène. Un dispositif plutôt modeste pour un des plus gros groupes rock de la planète, mais cela n’a rien enlevé à l’expérience. Les spectateurs n’en ont été que mieux servis par la fougue des musiciens.

Quelques mots sur les premières parties, qui sortent toujours de l’ordinaire avec les Foo Fighters. La formation punk F – ked Up, de Toronto, a réchauffé la salle, suivie par Doughboys, légendes de la scène grunge canadienne des années 1990. Une introduction qui décoiffait, parfaitement dans l’esprit de ce que nous réservait l’attraction principale.

Heure de tombée oblige, les Foo Fighters n’avaient toujours pas interprété à notre départ les incontournables Monkeywrench, Best Of You et Everlong. Malgré tout, on se doutait bien que Dave Grohl et sa bande n’allaient pas ruiner une soirée aussi impeccable et chargée d’intensité.

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