La blueswoman torontoise Melissa Bel a le Québec dans sa ligne de mire.
Avec son joli timbre blues-rock et son registre impressionnant, pas besoin de se casser la tête pour comprendre comment la jeune auteure-compositrice-interprète torontoise Melissa Bel a réussi à faire tourner les regards. La chanteuse aux arrangements dépouillés et à la voix empreinte de soul rendra visite à ses fans montréalais pour la septième (!) fois en moins d’un an ce week-end afin de présenter quelques extraits d’un album prévu pour avril prochain.
La passion de Bel pour le R&B d’antan et la virtuosité musicale, elle les doit en partie à un père bassiste et à une mère mélomane qui l’ont très tôt initiée aux classiques et inscrite à des cours de piano, de guitare et de batterie. «Je suis chanceuse qu’ils soient de si grands amateurs de musique, parce qu’autrement, je ne sais pas si j’aurais eu le soutien nécessaire pour lancer ma carrière.»
Bien qu’elle ne puisse saisir exactement pourquoi le public montréalais l’a encensé plus rapidement que les friands de blues de la Ville Reine, elle partage quelques constats quant au Québec à la suite de ses premières prestations outre-mer. «Ça peut sembler anodin, mais il y a un très grand marché pour le blues-rock en Allemagne, nous dit-elle. Et tout comme au Québec, je ressens là-bas une profonde appréciation pour le roots et les sonorités plus organiques.»
Quant au nouvel album, Bel souligne qu’il risque de marquer un tournant plus «électronifié» dans sa carrière. «On m’encourage à inclure quelques synthés et même des drum loops dans ce que je fais, suggestion que j’ai d’abord refusée d’emblée, car mon premier instinct est de tout composer avec des instruments live. Mais j’ai depuis découvert tout un genre musical et compris qu’il n’y avait aucune honte à inclure un petit drum loop dans une chanson qui ne repose autrement que sur des instruments enregistrés en live. Ce sera du nouveau, mais ce ne sera pas du dance-pop, je vous l’assure!»
Celle qui a eu l’occasion de partager la scène avec plusieurs artistes québécois au cours des derniers mois (Nanette Workman, Bob Walsh, Martin Deschamps) qualifie ces passages d’inspirants. «De voir que Nanette, dont la première langue est l’anglais, puisse faire carrière avec autant de succès au Québec, et qu’elle puisse maîtriser le français de la sorte, c’est très encourageant, se réjouit-elle avant de préciser, c’est d’ailleurs dans ses plans…»
Melissa Bel
Au Petit Campus
Samedi à 20 h
