Il n’est pas nécessaire d’avoir suivi la première saison du Gentleman pour apprécier la seconde, assure Estelle Bouchard, directrice des dramatiques de TVA. Après en avoir visionné les deux premiers épisodes, on peut confirmer ses dires, mais il y a fort à parier que les nouveaux adeptes auront envie de se mettre à jour en explorant l’univers du «Gentleman» et de ses acolytes.
La deuxième saison sera plus serrée encore que la première, affirment les scénaristes Michel d’Astous et Anne Boyer. Trois enquêtes s’entremêleront, alors que les policiers devront composer avec une bavure policière.
Dans le premier des huit nouveaux épisodes, Louis Cadieux (David Boutin) et Richard Beauvais (Michel Barrette) sont sur le point de retrouver une jeune fille disparue (Sarah-Jeanne Labrosse) que les policiers croient détenue par un proxénète (Daniel Thomas). C’est le jour des noces de Beauvais, mais il insiste pour être présent et boucler l’enquête. La descente tourne mal, les malfrats prennent la fuite, et Beauvais commet une erreur fatale.
Outre les personnages déjà présents dans la première saison – notamment ceux campés par Boutin, Barrette, Marie-Chantal Perron, Marie-Hélène Thibault et Steve Laplante –, plusieurs nouveaux venus s’ajouteront à la distribution, dont Robin Aubert et Sylvie Léonard(dans deux rôles truculents, si on se fie aux premiers épisodes) et Daniel Thomas, avec qui les scénaristes refont équipe pour la première fois depuis Deux frères. «C’est un contre-emploi intéressant, croit Anne Boyer. Il est très crédible.»
Il faut dire que les auteurs ont fait appel à un conseiller pour être sûrs que leurs dialogues «sonnent vrai»; ce n’est d’ailleurs qu’un des détails qui n’ont pas été laissés au hasard. «Écrire une série policière, c’est l’enfer! rigole Michel d’Astous. On ne peut pas tourner les coins rond, il faut penser à chaque détail, parce que le public cherche en même temps que nous. Et la série policière, c’est un genre très codé.»
Néanmoins, le duo à l’origine de Deux frères, Nos étés et Yamaska apprécie ces incursions dans le monde policier – les deux auteurs sont d’ailleurs présentement en train d’écrire d’un troisième volet.
«C’est un autre ton, plus urbain, pour nous qui sommes habitués aux histoires de famille», explique Michel d’Astous, qui précise ensuite que «ça demeure quand même une sorte de famille. On a les mêmes préoccupations, mais dans un univers différent.»
Le Gentleman
À TVA, les mercredis à 21 h
Dès le 5 octobre