Culture

The New Cities garde le cap

Les gars de New Cities ne tournent pas autour du pot. Du moins, pas sur leur nouvel album, Kill the Lights. Le message du sextet québécois est on ne peut plus clair, comme en témoignent les paroles de la première piste du disque, The New Rule : «If it’s too loud for your ears, we don’t give a shit / We ain’t leaving here, just get used to it.»

Car David, Christian, Nicolas, Francis, Philippe et Julien caressent le même rêve, celui de percer à l’étranger. Depuis la sortie de Lost in City Lights, en 2009, les musiciens originaires de Trois-Rivières ont assuré la première partie des concerts de quelques-unes des plus grosses pointures de l’industrie, dont Katy Perry et les Black Eyed Peas.

En plus de s’avérer fort agréables («Kate Perry est encore plus belle en vraie qu’à la télévision», confie le batteur Francis Fugere), ces expériences n’ont fait qu’augmenter leur soif de réussite. «Ça te donne un objectif de plus, dit le chanteur David Brown. Quand tu vois les fans hardcore, l’équipe derrière chaque show, ça te donne un kick de plus. Ça te fait réaliser que tout ça est à ta portée.»

Force est d’admettre que The New Cities prend les moyens de ses ambitions. Pour l’écriture de quelques titres sur Kill the Lights, le groupe a fait appel à The Matrix, une célèbre équipe de producteurs basée à Los Angeles qui a notamment participé à l’éclosion des carrières d’Avril Lavigne, de Christina Aguilera et de Korn. «On leur a amené deux chansons, et on est sortis de là deux jours plus tard avec les démos et les maquettes, raconte David Brown. On voulait leur input, un regard extérieur. On ne voulait pas qu’ils fassent le travail à notre place. Il y a des artistes qui vont prendre n’importe quoi, ça ne les dérange pas. Nous, on est assez picky. On a une vision et on sait où on s’en va.»

Enregistré au Québec, Kill the Lights s’inscrit dans l’esprit électro-rock de son prédécesseur. Les guitares y sont omniprésentes (Mugshot, Murder Me), tout comme les synthétiseurs, qui confèrent à l’ensemble un côté dansant (In Your Eyes, The Hype).

«On a toujours tripé fort sur le dance-pop des années 1980, comme Depeche Mode, New Order», déclare Nicolas Denis, l’un des deux claviéristes de la formation.

C’est lundi soir au National que The New Cities lancera Kill the Lights. À cette occasion, le groupe offrira une performance qui sera retransmise sur sa page Facebook.

Vive Facebook!
The New Cities gravit présentement les palmarès avec Heatwave, le premier extrait de son nouvel album. La mélodie vous semble familière? C’est normal, puisque la pièce contient un échantillonnage de Tarzan Boy, un vieux tube de Baltimora, un one-hit wonder des années 1980.

Laborieuses, les démarches pour obtenir les droits de la chanson? Pas du tout, révèle le groupe. «On a contacté le fils du chanteur sur Facebook, et le lendemain matin, tout était réglé!» révèle David Brown.

Kill the Lights
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