Culture

Liam Neeson: le vrai homme-loup

Todd Gilchrist - Metro World News

Le dur à cuire Liam Neeson revient dans un autre film d’action, The Grey, où il combat des loups dans la nature.

Comme en témoigne sa récente série de rôles de dur, Liam Neeson apparaît comme l’acteur qui en impose le plus à Hollywood. Grand, large et brusque, il présente un profil intimidant. En défiant du regard une meute de loups voraces dans le film The Grey (Peur grise), où l’homme affronte la nature, il fait l’effet d’être une créature tout aussi féroce, surtout lorsqu’il colle des tessons de bouteille d’alcool sur ses jointures avec du ruban adhésif. Toutefois, selon ses propres dires, Liam Neeson ne survivrait pas cinq minutes dans les conditions arctiques auxquelles son personnage fait face. «Je me roulerais en boule et je mourrais, affirme l’acteur irlandais. La première journée de tournage, les caméras étaient défectueuses et l’équipement ne fonctionnait pas. Je me disais que c’était ridicule.»

Ces trois dernières années, Liam Neeson a réorienté son imposante carrière d’acteur dramatique pour plaire aux amateurs de films d’action, créant ainsi un sous-genre non officiel, avec des films tels que Taken, Unknown et, maintenant, The Grey, dans lesquels il se mesure physiquement à un éventail de méchants internationaux et prouve sans équivoque qu’il ne faut pas le traiter à la légère. Bien que sa maîtrise de l’écran soit indéniable, il maintient qu’il n’est pas le mâle alpha dont il est devenu synonyme dans ses films. «Je peux l’incarner, mais dans la réalité, je n’en suis pas un, affirme-t-il. C’est très amusant, car je sais que je suis complètement différent.»

The Grey réunit Liam Neeson et Joe Carnahan, réalisateur du film The A-Team, dont le film de suspense qui raconte l’histoire d’un petit groupe de survivants d’un écrasement d’avion perdus dans le Grand Nord a séduit Liam Neeson. «Le scénario se lisait comme un poème épique du XIXe siècle, quelque chose comme The Ancient Mariner, explique-t-il. Et il a aussi plu au petit garçon en moi. Je me disais que ce serait génial de me retrouver avec d’autres gars sur un front de falaise ou une paroi rocheuse pour faire des choses viriles.»

Même si sa récente incursion dans les films d’action l’éloigne des films cérébraux auxquels il doit sa célébrité, notamment Schindler’s List et Kinsey, il soutient qu’il participe à des films comme The Grey parce qu’on le lui demande, pas parce qu’il se sent obligé de se mettre à l’épreuve physiquement ou professionnellement. «Le film Taken est sorti il y a trois ans, et l’on m’offre beaucoup de films d’action, reconnaît-il. Je pense que mes genoux résisteront peut-être encore un an, mais pas plus.» Néanmoins, Liam Neeson envisage de profiter de l’occasion au moins jusqu’à ce que la suite du film qui l’a transformé en dur à cuir prenne l’affiche. «Nous sommes en train de filmer Taken 2, ajoute-t-il. Je vais donc tenir le coup encore au moins un an.»

Entre-temps, Liam Neeson est content de son travail dans le film The Grey. Il fait remarquer que, même s’il atteint sans contredit le niveau de testostérone de ses films précédents, il possède aussi une profondeur qui établit un lien entre sa nouvelle et son ancienne image. «C’est un bon film palpitant, affirme-t-il. Il comporte un aspect horrifiant, mais aussi un aspect spirituel. C’est un bon divertissement. Je sais que c’est un cliché, mais avec de la chance, [le public] sera intrigué. Ce n’est pas un film de survie typique.»

The Grey
En salle dès vendredi

Articles récents du même sujet

Exit mobile version