Cette semaine, on craque pour… Manigances, Le concept d’Invention du chauffage central en Nouvelle-France, L’homme qui voulait vivre sa vie, Burquette aux RVCQ, Every Kingdom de Ben Howard, METAMAUS et Caligula (Remix).
Et on se désole pour… Les cellulaires, prise 2
1. Manigances Il n’a fallu qu’un épisode de la nouvelle websérie de Kebweb.tv Manigances pour que nous ayons envie de continuer à la suivre assidûment. Signée Ghislain O’Prêtre et réalisée par Simon Côté et Isabel Dréan, la série prend des allures de Clue alors que deux enquêteurs (Jean-Guy Moreau et Maxim Martin) enquêtent sur un meurtre tout ce qu’il y a de plus prémédité. On n’en dira pas plus pour ne pas gâcher la surprise, mais sachez que le résultat est fort efficace, bien joué – on y retrouvera Rémi-Pierre Paquin et Maxime Le Flaguais, entre autres – et qu’on a très hâte à la suite. Regardez Manigances. (Jessica Émond-Ferrat) |
2. Le concept d’Invention du chauffage central en Nouvelle-France= Il fallait le guts et la volonté d’Alexis Martin pour penser à écrire une fresque historique de la sorte. Ça commence avec la fondation de Québec, ça finit avec la tempête de verglas. Entre-temps, il y a des chants, un chien et des acteurs en combine. Bref, tout ce qu’il faut. Dans une inventive mise en scène de Daniel Brière et une scénographie d’une immense beauté signée Michel Ostaszewski, c’est tout un pan de notre histoire qui défile alors que, des cieux, une fine neige tombe tout doucement… Hyper original, assumé, intelligent. À l’Espace Libre jusqu’au 10 mars. (Natalia Wysocka) |
3. L’homme qui voulait vivre sa vie Ayant lu l’excellent roman de Douglas Kennedy dont est tiré le film L’homme qui voulait vivre sa vie, on était en droit de s’inquiéter : est-ce que le réalisateur Éric Lartigau réussirait à rendre justice à ce thriller psychologique où l’essentiel de l’action est décrit à travers les yeux et les émotions du narrateur? Eh oui, le résultat est concluant. Romain Duris est brillant dans le rôle d’un homme qui tue par accident l’amant de sa femme et commence une nouvelle vie sous l’identité de celui-ci. Et l’action nous tient autant en haleine dans le long métrage que dans le roman. Présentement en DVD (Jessica Émond-Ferrat) |
4. Burquette aux RVCQ Fans de la bande dessinée Burquette, de l’auteur québécois Francis Desharnais? Vous avez certainement déjà découvert ses courts métrages animés, à l’humour tout aussi délicieux, sur le site de l’Office national du film. Dans le cadre des Rendez-vous du cinéma québécois, l’auteur fera vivre ses personnages en direct en créant à partir d’un thème suggéré par des internautes une BD touchant l’actualité cinématographique québécoise, le tout sur une musique de Martin Léon. À ne pas manquer! Performance en direct samedi à 16 h au Bistro SAQ des RVCQ ou sur le webImage. (Jessica Émond-Ferrat ) |
5. Every Kingdom de Ben Howard Le Britannique Ben Howard vient de présenter son premier album en Amérique après une sortie remarquée en septembre chez lui. Avec un premier extrait comme Old Pine, on comprend pourquoi le jeune de 21 ans a séduit la critique. Sur un album d’une maturité exceptionnelle, l’auteur-compositeur pousse sa voix douce et sa musique folk inspirée. Album présentement en magasin. Ben Howard en spectacle au Petit Campus le 6 avril (Vincent Fortier) |
6. MetaMaus Art Spiegelman est un grand de la littérature contemporaine : son MAUS (prix Pulitzer 1992) a sans contredit marqué l’univers de la bande dessinée en racontant l’Holocauste tel que l’ont vécu ses parents. Dans son œuvre, les juifs sont des souris, et les nazis, des chats. Vingt-cinq ans plus tard, l’artiste y revient, cette fois pour explorer certaines questions soulevées par MAUS et auxquelles il a dû maintes fois répondre depuis 1987. Pourquoi l’Holocauste? Pourquoi les souris? Pourquoi la BD? Cette pièce d’anthologie inclut non seulement des photos, des croquis, des mini-BD et des entretiens avec l’auteur sur une foule de sujets, mais aussi des analyses et des entrevues avec ses enfants, Nadja et Dash, et sa femme, Françoise. Un DVD de MAUS comprenant des documents d’archives est également inclus. Aux éditions Flammarion. (Jessica Dostie) |
7. Caligula (Remix) Caligula, monstre mégalomane qui voulait la lune, reprend vie dans le cadre de Montréal en lumière. Porté par une distribution impeccable, dont l’hallucinant Emmanuel Schwartz et le ténébreux Guillaume Tellier, ce Remix mis en scène avec une précision chirurgicale par Marc Beaupré nous jette à terre et nous y laisse, pantelant. On entend parfois dire que tel ou tel spectacle est «Ah! lala! Tout sim-ple-ment mâââ-gni-fiiii-que!» et on se dit : «Ouain, peut-être que le critique en met un peu.» Dans ce cas-ci, les mots manquent pour dire à quel point c’est bon. Voici tout ce qu’un show de théâtre devrait être. Au Gesù vendredi soir à 20 h (Natalia Wysocka) |
MÉTRO EN ENFER
Les cellulaires, prise 2
Mercredi soir, on va voir Caligula (Remix). La pièce commence. Un acteur, déjà dans son rôle, bordel, même pas en p’tite voix off, se donne la peine de prévenir les spectateurs d’éteindre leurs téléphones. Chose logique quand on va voir un show, mais bon, le tiers des gens tendent quand même la main vers leur poche parce que, neuh, ils avaient oublié. Trente minutes plus tard, alors que la tension est à son comble, «Ave! Ave! Ave! César!», c’est le bordel à Rome et tout, une musique débile se fait entendre. Il a dit quoi le monsieur, au début, déjà? Sortez vos cellulaires, mettez la sonnerie à high et envoyez un texto à votre copine en lui demandant qu’elle vous rappelle dans 30?!?! Sérieux
(Natalia Wysocka)