Culture

Lily Collins, la nouvelle Blanche-Neige

Ned Ehrbar - Metro World News

Lily Collins joue la nouvelle Blanche-Neige dans Mirror Mirror. «Je n’avais jamais cru que je me battrais un jour à l’épée et que j’apprendrais à faire toutes ces cascades si chouettes.» Lily Collins se trouve devant un défi de taille dans le film Mirror Mirror (Miroir miroir), du réalisateur Tarsem Singh:
donner un vrai visage et une couleur contemporaine à l’un des plus célèbres contes de fées : Blanche-Neige et les sept nains. Mais c’est un défi qu’elle a été heureuse de relever.

Même avec un autre film de Blanche-Neige qui tente de voler la vedette et des élections présidentielles imminentes – Lily Collins (également connue comme «la fille de Phil», le chanteur) a d’ailleurs couvert l’élection présidentielle de 2008 pour le réseau Nickelodeon –, elle travaille dur pour demeurer concentrée sur les buts qu’elle s’est fixés.

Aviez-vous déjà pensé qu’en jouant une princesse de conte de fées, vous vous retrouveriez dans un film d’action?
Non! C’est-à-dire, c’était écrit dans le scénario, qu’elle rencontre les nains et qu’il y aurait quelques combats à l’épée, mais le scénario a beaucoup changé durant le tournage et à un moment, en voyant tous ces remaniements, je me suis dit : «Ça va être vraiment amusant à tourner.» Ç’a pris du temps à filmer, mais lorsque tout est assemblé avec la musique, c’est tellement amusant! Et je n’aurais jamais cru que je me battrais à l’épée, que je ferais de l’escrime et que j’apprendrais toutes ces cascades si chouettes. Quand on signe pour jouer une princesse, on ne s’attend pas à ce qu’elle se batte!

C’est une actualisation intéressante. Traditionnellement, les personnages féminins des contes de fées ont peu de substance – les femmes y sont souvent passives, languissantes, attendant d’être secourues.
De nos jours, on encourage les petites filles à faire la même chose que les garçons. Et les filles veulent voir des films qui montrent des personnages qu’elles peuvent admirer et qui n’ont pas autant besoin du prince qu’avant – une princesse peut aussi bien sauver un prince qu’un prince sauver une princesse.

Comment s’est déroulé le tournage des scènes avec Armie Hammer, qui joue le prince charmant, après le remaniement du scénario?

Ç’a été amusant parce que nous nous sommes entendus dès le départ pour avoir un peu la même dynamique que Katherine Hepburn et Spencer Tracy – et de ne pas seulement exploiter le côté physique des combats d’épée, mais aussi des joutes verbales, parce que ça va et ça vient, ça file à toute allure, et chacun de nous essaie de coincer l’autre dans la conversation. L’ambiance était très joueuse. La scène où je cours et ferme la porte et où il se retrouve obligé de me parler à travers la porte, eh bien, c’était tout improvisé. Tout ce qu’il fait là-dedans, c’est de l’impro. Et le fait que nous avons pu utiliser des termes plus modernes, et même des phrases, dans des scènes qui relèvent du film d’époque, eh bien, ça nous ramène à l’esprit général du film, qui se veut justement plus moderne.

Un autre film basé sur le conte de Blanche-Neige sortira en juin. À quel point étiez-vous au courant de cette production concurrente?

Je crois que l’équipe savait, avant même qu’on commence à tourner, qu’il y avait ces deux projets de film. Mais, autant pour l’esthétique que pour le synopsis, ils sont très différents. Ce qu’on a d’ailleurs pu constater dans les bandes-annonces. Je pense que la grosse préoccupation, c’était de savoir lequel allait sortir en premier, puis ensuite de s’assurer qu’assez de temps allait passer entre les deux pour que le public ne fasse pas une indigestion de contes de fées. Mais ça n’a jamais filtré jusqu’à nous, du moins je crois. Tarsem s’est arrangé pour tenir toutes ces histoires et ces soucis – si jamais il y en a eu – loin du plateau. Et à mon avis, ça en dit long sur Tarsem, parce qu’il veut que les acteurs demeurent le plus possible concentrés sur le film; et donc, il s’arrange pour que les choses extérieures ne filtrent pas jusqu’à nous.

Vous avez couvert la campagne présidentielle américaine en 2008 en tant que journaliste. Prévoyez-vous répéter l’exercice cette année?
Ç’a été tellement amusant – et je ne peux pas croire que c’était en 2008 et qu’il y a déjà de nouvelles élections! C’était ma première année à USC [Université de Californie du Sud]. C’est étrange comme le temps passe. Mais pour répondre à votre question, je vous dirai que, dans le contexte actuel, je ne couvrirai pas la campagne. Toute mon attention est sur le film. Je veux dire, j’aime le journalisme et j’aime écrire. Mais, aller sur le terrain et refaire de la politique, non; à ce stade-ci, je me concentre surtout sur les rôles qui s’en viennent et qu’on pourrait me proposer. Mais ça ne veut pas dire que je ne m’impliquerai pas politiquement d’une manière ou d’une autre quand le temps sera venu de le faire.

Mirror Mirror
En salle dès vendredi

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