lang="fr-FR" > King Khan & BBQ Show @ Petit Campus
Culture

King Khan & BBQ Show @ Petit Campus

Je n’ai vu qu’une seule prestation live de King Khan & BBQ Show. C’était vers le mois d’octobre 2010 dans notre capitale nationale. Ou était-ce en 2009? Mes souvenirs sont flous. Une soirée à coups de malt et de shooters en pleine face. Des histoires à se déchirer le chandail sur le dos et à se cracher dessus pour un vieux 2$. Vous voyez le genre? Pas surprenant que, vers 2 h, on avait encore soif. Le reste, j’en ai déjà parlé dans cette chronique il y a quelques années: une suite d’événements louches et bizarroïdes nous a menés dans le demi-sous-sol d’une maison sans fenêtre avec King Khan, Marc Sultan (alias BBQ) et Bloodshot Bill. Trois gars dont on connaissait la musique, mais qu’on n’avait jamais côtoyés. Sur place, on a compris, trop tard, qu’on était en plein cœur d’un bar/bunker illégal appartenant aux Outlaws, célèbre gang de motards criminalisés.

On était pas mal les seuls sans logo sur nos frocs de cuir.

Encore aujourd’hui, cette soirée reste gravée dans ma mémoire comme l’un des beaux souvenirs de ma vie. Avec le recul, il me semble tout à fait logique d’avoir découvert King Khan & BBQ Show de cette façon. Je pense qu’on peut dire, sans trop se tromper, que King Khan et Marc Sultan sont le genre de gars qui «se crissent de toute». Deux gars qui ont décidé de faire ce qu’ils veulent quand ça leur tente. Pas le genre à faire des compromis pour un agent ou une compagnie de disques. Des gars qui ont choisi de vivre de leur art coûte que coûte. Cette attitude transparaît dans leur musique. Du rock-punk garage à la sauce fifties. Du rock de road trip sur la côte californienne. De la musique enregistrée dans une toilette d’autobus de tournée. Ça griche, ça fausse, c’est brouillon, mais c’est honnête, touchant et dansant. De la musique pour vieux rockabilly mélancolique.

Justement, Sultan a 40 ans aujourd’hui. Ce Montréalais d’ori­gine est sur la route depuis l’adolescence, enchaînant les tournées et les albums avec la régularité d’un métronome. Quant à King Khan, lui aussi Montréalais, il continue de vivre de sa musique à 37 ans. Ces deux gars ont été dans une dizaine de groupes différents au fil des années et continuent de participer à de multiples projets chacun de leur côté. Quand on parle de dévouement, croyez-moi, ils connaissent ça. Les petites sal­les de 100 à 300 personnes de l’Amérique du Nord, ils les ont visitées plus d’une fois en 20 ans. Ils auront tout donné pour créer et vivre de ce qu’ils aiment…

En 2014, King Khan & BBQ Show ont trois albums studio derrière la cravate et une incroyable expérience de scène. Ça va suinter au Petit Campus. Crachage, arrachage de chandail, costumes loufoques et turbans sont à prévoir.

57, rue Prince Arthur Est

Dans mon entourage, les réactions sont mitigées devant la nouvelle permission qu’a donnée le maire Coderre à certains bars de rester ouvert jusqu’à 6h. Certains ont remis en question le choix de ces 19 bars, mais En Cachette semble faire l’unanimité. Le spot est encore jeune, mais de plus en plus de partys y voient le jour et j’ai ouï dire que ça vire pas mal. Jeudi a justement lieu le lancement d’une nouvelle soirée hebdomadaire avec les DJ Noo-Bap et Kenlo Craqnuques (Alaclair Ensemble). La ligne éditoriale de la soirée semble claire: sauce piu piu, laser, grosse voix, nuage et sons inconnus provenant d’une autre dimension.

@ En Cachette
1765, rue Saint-Denis

Articles récents du même sujet

Exit mobile version