Culture

Isaebelle Blais: le songe d'une vie libérée

Dans Midsummer (une pièce et neuf chansons), Isabelle Blais fait équipe avec Pierre-Luc Brillant pour une méchante virée. Voilà une équation qui s’annonce explosive…

Un gars, une fille, une fin de semaine. Lui (Pierre-Luc Brillant), est un vendeur de chars un peu voyou. Elle (Isabelle Blais), une brillante avocate qui craque toujours pour des hommes mariés. Ils se rencontrent par hasard. L’alcool et la peine d’amour favorisant les rapprochements, ils se ramassent ensemble, puis partent sur un coup de tête pour un week-end mouvementé. 

«C’est vraiment un bon texte!» s’exclame Isabelle Blais lorsque nous la rencontrons à La Licorne, où les répétitions de ce Midsummer (une pièce et neuf chansons) battent leur plein. Dans cette pièce signée par les Écossais David Greig (texte) et Gordon McIntyre (chansons), et traduite par Olivier Choinière, la lumineuse actrice renoue avec Pierre-Luc Brillant, son comparse de Borderline. «C’est une histoire qui me parle beaucoup, confie-t-elle. Le sujet, le ton… Il y a un côté très cynique dans les mots, aussi, qui me plaît. La pièce aborde des thèmes qui viennent nous chercher, puisqu’il s’agit de deux personnages qui ont 35 ans. Je viens d’en avoir 37, donc je m’y retrouve vraiment!»

Dans cette histoire de dérape disjonctée, il est bien sûr question de baise, de boisson et des folies qui viennent avec. Mais il est aussi question de jogging, par exemple, et de la façon dont certains trentenaires se mettent à en faire, en désespoir de cause, convaincus de tenir là le remède idéal pour combattre la vieillesse. «À 30 ans, on se retrouve parfois face à la question : « Qu’est-ce que ma vie signifie? » La naissance de mon enfant m’a amenée à me poser cette question aussi…» raconte l’actrice.

Mais si le sujet est sérieux, le traitement est loin d’être grave. En effet, au cours de la représentation, Miss Blais et Misteur Brillant chanteront, joueront tous deux de la guitare, et puis interpréteront tout plein de personnages. «À un certain moment, on fait même une incursion dans le cerveau de Pierre-Luc!» lance celle qui chante aussi pour le groupe Caïman Fu, visiblement ravie de monter sur les planches pour cette pièce. «Je trouve ça intrigant que l’action se déroule à Édimbourg. On parle de rues et de quartiers que je ne connais pas du tout! C’est spécial de ne pas avoir de références directes.»

Et non, l’engouement pour la dramaturgie écossaise ne semble pas faiblir au Québec. «Il doit y avoir une connexion entre nos deux peuples! fait remarquer l’actrice. Le côté plus cru et bon vivant. Le franc-parler aussi…»

Avec une certaine crudité et un franc-parler, donc, Midsummer, relate l’histoire d’une rencontre qui change le cours d’une vie. Isabelle Blais croit-elle que ça peut réellement changer à ce point, si vite? «C’est sûr qu’il faut qu’il y ait un bon timing, répond-elle. Mon personnage, par exemple, a quelqu’un dans sa vie, mais c’est un homme marié. Elle est écœurée de toujours fréquenter des gars qui ne sont pas disponibles. Le personnage de Pierre-Luc, lui, n’est pas heureux et il est pris dans un pattern de p’tites passes croches. Lorsqu’ils se rencontrent, ils sont prêts à ce qu’il se passe quelque chose. Enfin!»

Midsummer (une pièce et neuf chansons)
À La Licorne

Du 5 mars au 13 avril

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