Cette semaine, on craque pour… Güeros, Inside Out, Caprice, Decoded et Braless, André le Géant, Scrotall Recall et M’Michèle.
Après avoir lancé une balloune d’eau sur un bébé dans une poussette, oups, Tomás est envoyé à Mexico City, chez son grand frère, par leur mère exaspérée. Le jeune garçon arrive là avec son sac, son baladeur, sa mauvaise humeur, et une cassette d’Epigmenio Cruz. Coïncidence : peu de temps après, dans le journal, paraît un petit encart annonçant que le même Epigmenio, l’homme qui «aurait pu sauver le rock mexicain» et qui, selon la légende, «a un jour fait pleurer Bob Dylan» est malade et qu’il repose à l’hôpital. Quoi?! Après une engueulade, les deux frangins et un copain embarquent dans une voiture pour retrouver l’idole vieillissante. Se déroulant sur fond de grève étudiante, leur épopée en noir et blanc, pleine d’humour et de touches absurdes, sera marquée par moult imbroglios, dont un vol de carottes et une visite au zoo. Un premier film; une découverte. (Natalia Wysocka)
Aaaah, Pixar et ses films animés pour enfants et adultes! Oui, c’est cliché, d’autant plus que ça n’a pas toujours été le cas. Mais avec Inside Out (Sens dessus dessous), on est gâtés! Beau visuellement – évidemment –, drôle et ultracréatif, le film nous fait voyager… dans la tête d’une jeune adolescente. On arrive au quartier cérébral, on rencontre cinq personnages-émotions, on voit au loin l’île de l’imagination, on prend le train de la pensée… Du génie. En salle dès aujourd’hui.(Baptiste Barbe)
Qu’est-ce qui provoque le sentiment amoureux? L’admiration? Le destin? Se faire dire «je t’aime»? C’est la question que pose Caprice, d’Emmanuel Mouret. Clément (Mouret lui-même), simple instituteur, rencontre Alicia (Virginie Efira), célèbre actrice, qui tombera pour lui. Caprice (Anaïs Demoustier), jeune et un peu trop passionnée, tombera, elle, pour Clément… Cette comédie romantique made in France est un joli film d’été, léger mais pas niais, sensible mais pas moralisateur. Présentement à l’affiche. (Andréanne Chevalier)
La première série n’a pour l’instant que 5 épisodes. Decoded est présentée par Franchesca Ramsey et décortique des questions d’actualité entourant l’ethnicité et le racisme. La deuxième série existe depuis octobre et est animée par Laci Green. Braless parle d’identité sexuelle, d’orientation et rebondit sur des sujets de culture populaire. Les deux ont des têtes d’affiche pétillantes, font réfléchir et peuvent être visionnées sur la chaîne MTV News de YouTube. (Josie Desmarais)
On connaît André le Géant grâce au film-culte The Princess Bride, mais cette superbe BD en noir et blanc signée Brian «Box» Brown, parue aux éditions de la Pastèque, nous fait découvrir tout un autre pan de la vie du Géant Ferré, de sa jeunesse à son heure de gloire en tant que lutteur. Brown, qui a visiblement une profonde connaissance de son sujet, livre une œuvre de qualité dessinée à la manière d’un documentaire. Passionnant! (Jessica Émond-Ferrat)
Un titre de série pareil, ça laissait quand même présager de drôles de choses… Et pour être drôle, ça l’est. Fiou. Teintés d’un humour britannique souvent savoureux, et portés par une bande son composée des meilleurs groupes du coin, dont Metronomy, Foals et The Horrors, les six épisodes qui forment la première saison de cette comédie télévisée proposent un chouette mélange de romantisme à l’eau de rose, de déconnade, de situations malaisantes et de moments trop mignons. Les acteurs sont pas mal non plus, surtout Daniel Ings, qui charme avec ses airs nonos à la Russell Brand. Faut croire qu’on n’est pas les seuls à avoir aimé : une seconde saison est en préparation. (Natalia Wysocka)
Vocaliste et harpiste, M’Michèle propose, avec Entre les doigts, un EP fort joliment ficelé. Les compositions de la musicienne québécoise, attrayantes et rythmées, sont à la fois douces, délicates et dansantes. Enrobant ses morceaux d’électro et les parsemant de notes cristallines, presque féeriques, la jeune femme instaure une ambiance nocturne et enveloppante. Quatre pièces à découvrir au coût de 4 dollars au mmichele.bandcamp.com. (Natalia Wysocka)
On se désole pour…
On ne fera pas ici le procès des plus fameuses nuances de couleur que le monde de l’édition ait connues ces dernières années. Par contre, on se permettra de faire une petite mention de désolation à l’endroit de ces séries romanesques qui cartonnent, mais tellement, que leur auteur(e) sent le besoin ardent et pressant de les réécrire, mais du point de vue de l’AUTRE personnage principal. Certes, pour certains, cela sera peut être captivant de savoir ce que Christi… euh, un type lambda, pense d’événements ayant marqué Anas… euh, l’autre protagoniste-clé dans les trois… enfin, les tomes parus et conclus d’une histoire… hmm, donnée. Mais que fait-on de l’imaginaire? De «laisser les lecteurs supposer ce qui n’est pas dit»? De toutes ces ZONES DE GRIS? Mystère. Ou justement, plus de mystère. Du tout. (Natalia Wysocka)
