Les blogueurs de mode, qui ont envahi les premières rangées des défilés ces dernières années, sont-ils devenus persona non grata à la Semaine de mode de New York? Comme l’avait annoncé le Wall Street Journal la semaine dernière, non seulement l’organisation se réinvente-t-elle en proposant la diffusion en ligne de défilés, mais elle veut aussi couper dans le gras les invitations médias. Ces coupures de 20 %, prévoit-on, permettraient apparemment de ramener les journalistes de mode, les VIP et les acheteurs au premier rang.
«Ça devenait un zoo», a lancé la vice-présidente de IMG, la société qui produit la Mercedes-Benz Fashion Week à New York, Catherine Bennett, phrase choc qui a été reprise dans plusieurs médias depuis.
Ces changements surviennent alors qu’ici, les événements produits par Sensation Mode sont en pleine mutation. Bien sûr, loin de moi l’idée de comparer ces deux rassemblements, d’autant qu’il n’y aura même pas de Semaine de mode à Montréal en février et qu’on ne sait pas vraiment à quoi s’attendre pour l’été prochain. Mais force est d’admettre que la réalité 2.0 est en train de rattraper les designers un peu partout sur la planète.
Pour survivre, j’ai bien l’impression qu’il faudra s’adapter. Est-ce que ça passe par la diffusion de masse – la solution qui semble être privilégiée à Montréal – ou un retour vers un accès plus exclusif, comme dans la Grosse Pomme? Les trois autres grandes capitales de la mode, Londres, Milan et Paris, n’ont, pour l’instant, pas bougé. Ça ne saurait tarder…
