L’enquêteur criminel Barry Ettinger a consacré une partie de sa carrière à la science du comportement en tant qu’examinateur en polygraphie et en analyse du langage corporel. En 30 ans de carrière, il a pu constater que le simple fait de passer sa main dans ses cheveux n’est pas toujours anodin.
Grâce à ses observations, qu’il a bien voulu partager avec Métro, les gars deviendront maîtres dans l’art de la séduction.
Quelle est la place du non-verbal dans le processus de séduction?
Elle est très importante : 55 %. En comparaison, la communication verbale compte pour 7 %, et les intonations, pour 38 %. Dans le non-verbal, il y a la manière de se présenter, et donc l’apparence physique. Quand on regarde quelqu’un, on se forge une impression à propos de son âge, de son occupation, etc.
Les filles regardent les gars et évaluent leur apparence. Si le garçon a de beaux cheveux, une belle peau, de beaux vêtements, elles se disent que ça peut être un bon parti. Ce n’est peut-être pas vrai, mais elles se basent sur ce qu’elles voient. Ce n’est qu’ensuite qu’on engage la conversation et qu’on voit si on avait raison ou pas.
N’est-ce pas un peu réducteur?
Ça fonctionne comme quand on magasine, par exemple. Au loin, on aperçoit un manteau qui nous semble bien, que ce soit en raison de sa couleur ou de son style. Mais il faut le toucher et l’essayer pour confirmer s’il convient et si on l’achète.
Si on revient à la séduction, quelle est la meilleure stratégie pour montrer son intérêt?
Quand on est intéressé, il faut d’abord le montrer par le non-verbal. On se tourne vers la personne, on lui fait un petit signe et on s’approche pour engager la conversation si la réponse semble positive. Il faut montrer qu’on est ouvert et faire face à l’autre pour parler. La personne qui n’est pas intéressée va tout simplement se détourner et partir!