lang="fr-FR" > 10 ans de Slow Food à Montréal
À table

10 ans de Slow Food à Montréal

Il y a 10 ans, le discours d’achat local était quasi inexistant au Québec, et c’est exactement ce qu’a voulu apporter Paul Caccia en créant Slow Food Québec. «C’était le bon moment, affirme M. Caccia, directeur des communications et des relations publiques et internationales à l’Institut de tourisme et d’hôtellerie du Québec. Je voyais que le mouvement commençait à faire des vagues aux États-Unis et on voyait éclore de jeunes producteurs, des artisans, mais rien ne les regroupait en terme de discours commun.»

En 2001, naissait donc le premier convivium Slow Food du pays, à Montréal. Mais le mouvement Slow Food, lui, a été fondé en 1986 dans la ville de Bra, en Italie, par le journaliste Carlo Petrini. Le but premier : empêcher l’ouverture d’un restaurant McDonald’s à Rome. La mission du Slow Food est aujourd’hui bien plus vaste; elle consiste à unir l’assiette, le terroir et la planète. «Slow Food vient vraiment du fait que ça prend du temps faire de bons produits et que chaque produit a une histoire et un territoire», définit Paul Caccia.

Avec la popularité grandissante de l’agriculture biologique et du commerce équitable, ainsi qu’avec le nombre croissant de foodies, le mouvement Slow Food est mieux compris et ses préceptes sont plus faciles à appliquer qu’à ses débuts. «Les gens commencent à être de plus en plus curieux et cherchent à savoir d’où proviennent leurs aliments et s’informent plus. Les gouvernements s’y mettent aussi et promeuvent les produits régionaux. Bref, il y a de plus en plus d’informations disponibles pour les consommateurs», explique Bobby Grégoire, président de Slow Food Montréal.

«Le Slow Food, c’est un peu une manière de contre-balancer l’industrialisation de l’alimentation et de revenir à des valeurs saines, à des petites productions et à des produits goûteux de qualité, croit M. Caccia. Il faut que le goût redevienne un facteur important à une époque où l’on linéarise le goût.»

Un mouvement in
En 2005, le mouvemement Slow Food comptait environ 200 membres actifs au Québec. Aujourd’hui, ils sont environ 500 répartis dans huit conviviums – ou groupes – régionaux. Le convivium de Montréal compte quant à lui 75 membres. Mais, selon Bobby Grégoire, beaucoup plus de gens sont des adeptes de la philosophie du Slow Food sans pour autant être
membres d’un conviviums. «Beaucoup de chefs à Montréal appliquent la philosophie du Slow food dans leur cuisine, notamment  Derek Dammann du DNA et Normand Laprise du Toqué!», dit-il.

Au quotidien
«Le Slow Food, explique Bobby Grégoire, président du convivium de Montréal, c’est de créer une relation avec les producteurs qui nous fournissent nos aliments. C’est de prendre le temps de faire à manger et de partager nos repas.» Mais en plus de la philosophie, des trucs peuvent être appliqués au quotidien :

Articles récents du même sujet

Exit mobile version