Afin de faciliter le consentement au don d’organes, le ministère de la Santé a créé lundi un registre national. L’autocollant à apposer sur sa carte d’assurance maladie reste cependant en vigueur. «Tous les Québécois recevront un formulaire de consentement au don d’organes au moment du renouvellement de leur carte d’assurance maladie, assure Marc Lortie, porte-parole de la RAMQ. D’autre part, chacun peut demander le formulaire quand il le souhaite.»
En présence d’un donneur potentiel, les établissements de santé pourront désormais consulter le registre national pour vérifier s’il y a consentement ou non. Si la réponse est positive, il faudra cependant vérifier qu’elle est conforme avec l’autocollant sur la carte d’assurance maladie et le registre des notaires.
«On aura deux registres à consulter, indique Brigitte Junius, porte-parole de Québec-Transplant. Depuis cinq ans, les Québécois peuvent signaler leur volonté de faire don de leurs organes à un notaire, lors de la rédaction d’un testament. Il pourra donc y avoir un conflit entre le testament du défunt et le registre national, mais c’est l’information la plus récente qui sera prise en compte.»
Malgré cette procédure supplémentaire, Québec-Transplant assure que le but du registre national est de recueillir le plus de consentements possible. Aujourd’hui, plus de 1 240 personnes sont en attente d’une transplantation d’organe.