La métropole ne compterait que 50 ruelles vertes sur les 4 200 que l’on y recense. Même si l’hiver approche, la Société de verdissement du Montréal métropolitain (Soverdi) organisait, la semaine dernière, une réunion sur le sujet, car les longs mois d’hiver ne sont pas de trop pour préparer un dossier de verdissement de sa ruelle.
La parole est à Huguette Trudel, de l’Éco-quartier Saint-Jacques. Elle nous explique la démarche à suivre pour verdir sa ruelle.
Quelles sont les étapes?
D’abord, il faut créer un comité de citoyens. Il faut ensuite monter un dossier. Que veut-on planter? Faut-il retirer l’asphalte et le béton à certains endroits? Il faut aussi étudier le trafic dans la ruelle avant d’évaluer le coût des travaux et d’établir le montage financier.
Il ne faut pas non plus oublier de se renseigner auprès de son arrondissement pour demander les permis nécessaires et contacter Info-Excavation (www.info-ex.com) pour vérifier le câblage souterrain si l’on compte creuser en profondeur. En étant actif, tout ça prend environ un an.
Quels organismes peuvent aider?
Ça peut-être l’Éco-quartier, s’il en existe un dans le quartier. Il y a aussi le programme Éco-action d’Environnement Canada, qui finance le verdissement des ruelles, sans oublier la Soverdi, qui finance aussi des projets en faisant des dons en argent ou en végétaux.
Quels sont les avantages d’une ruelle verte?
Verdir sa ruelle permet de diminuer la température jusqu’à 6 oC et d’améliorer la qualité de l’air, car la végétation capte la poussière. C’est bien aussi d’installer des plantes indigènes, telles que le frêne, l’érable, le sorbier ou les viornes, qui sont adaptés au climat et qui résistent mieux au sel de déglaçage l’hiver.