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Orgueilleuse, presque repentante et inspirée

Alors qu’elle vient juste de sortir son tout dernier livre Toujours orgueilleuse, mais (à peine) plus repentante, la suite du Petit guide pour orgueilleuse (légèrement) repentante, l’auteure Annie L’Italien aime bien profiter de son grand appartement de Pointe-Saint-Charles pour plonger dans son univers de création. Un monde bien à elle, où elle puise ses idées, s’inspire et invente ses personnages.

Usage du sous-sol

Considéré comme un cinq et demi, l’appartement à plutôt des allures de jumelé avec ses trois chambres, deux salles de bains et son sous-sol, réaménagé par la locataire en chambre des maîtres. «Avant, ma chambre était à l’étage principal, mais j’entendais tout ce qui se passait en haut de chez moi, alors j’ai décidé de la déménager au sous-sol.» Une idée ingénieuse qui crée une ambiance plus feutrée, une meilleure intimité.

Construit en 1895, l’immeuble comporte certaines lacunes, typiques de l’époque. Mal isolé, il a d’une insonorisation qui laisse à désirer et manque de luminosité. «Ça n’aide pas les plantes, déjà que je n’ai pas le pouce vert et que je les tue toutes», déclare l’auteure. Mais malgré ces petites imperfections, Annie adore son chez-soi, notamment pour la grandeur et l’espace, mais aussi pour tout son cachet. Les planchers de bois et les murs de brique beaucoup de chaleur auxpièces.

Endroits pratiques

Contrairement aux appartements de l’époque, celui d’Annie recèle une foule d’endroits pratiques qui lui servent de rangement. «Il y a une garde-robe dans chaque pièce et, étant une fille, j’aime ça», lance-t-elle. Celle-ci profite aussi du dessous de son escalier pour y entreposer ses trucs encombrants et moins intéressants vi­suellement.

Vu com­me  un quartier défa­vorisé et pauvre, Pointe-Saint-Charles n’est pas le quartier le plus convoité de Montréal. Si la revitalisation est visible dans quelques coins du quartier, Annie n’en a pas eu tellement cons­cience. «En tout cas, ça ne s’est pas encore rendu jusqu’à ma rue!»

Bien qu’elle croit qu’il y a place à amélioration, Annie aime son quartier, notamment parce qu’il est situé tout près du centre-ville. «J’ai une voiture, mais je crois qu’on peut très bien vivre ici sans, explique la consultante en elle, qui doit se déplacer constamment pour le travail. Quand je travaille au centre-ville, je m’y rends à pied en une trentaine de minutes.»

Si le charmant appartement d’Annie a quelques petits défauts çà et là, il reste qu’avec ses couleurs, sa grandeur et l’entrain qui y règne, il est éclatant de vie.

C’est l’endroit tout désigné pour créer et se plonger dans l’univers d’Anne, le personnage principal de ses romans, qui, étrangement, lui ressemble beaucoup.

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