Quand on est jeune, en couple et qu’on a un travail stable, on envisage souvent de délaisser les appartements, souvent trop chers et parfois mal chauffés, pour une demeure à soi. Pour Carole-Anne et Benoît, cela représentait une nouvelle étape de leur vie commune, pour le meilleur et pour le pire.
«On voulait être chez nous», lance Benoît, sous les regards approbateurs de sa conjointe. Ainsi, après avoir fait une dizaine de visites entre Laval et Montréal, après avoir hésité longuement, c’est dans ce jumelé du quartier Mercier, dans l’est de Montréal, qu’ils ont élu domicile. Imparfait, avec quelques défauts à corriger et certains détails à peaufiner, leur nid est quand même rempli de charme et a beaucoup de potentiel.
Et les idées émergent, pendant qu’ils retapent leur nouvelle demeure où ils ont emménagé en juillet dernier. Ainsi, le tapis au sous-sol a été arraché, laissant place à du bois flottant. Benoît est maintenant en train d’aménager une grande garde-robe dans la chambre des maîtres. Les projets ne manquent pas pour rendre la demeure plus douillette.
De la chance
«On a eu beaucoup de chance, croit Benoît. On a payé beaucoup moins cher que l’ancien propriétaire.» Mais la chance a un prix. En effet, bien que la demeure ait été inspectée, reste que les deux jeunes tourtereaux ont vite connu les joies d’être propriétaires.
«C’était mal entretenu, expliquent-ils. On aurait dit que les tapis n’avaient jamais été nettoyés. Les gouttières étaient complètement bouchées, et on a dû refaire le balcon avant.» Des dépenses imprévues qui amènent le couple à reconsidérer les plans de vacances.
La maison, construite dans les années 1980, a conservé son air d’époque. Les tapis et le design en témoignent. Les chambres sont plutôt étroites, alors que la cuisine manque considérablement de comptoirs et de rangement. Mais la lumière naturelle qui émane de la grande fenêtre du salon ainsi que la cour arrière, notamment, ont satisfait les propriétaires.
Acheter une maison est un projet stimulant, mais les responsabilités qui y sont associées peuvent parfois étonner. «On a été surpris par le montant de la taxe de bienvenue, affirme Benoît. Et c’est certain que c’est stressant d’avoir un montant aussi important à rembourser. Mais finalement, ce n’est pas pire que de payer un loyer.»
Responsabilités
Pour Carole-Anne, c’est surtout le fait de devoir s’occuper des détails inattendus qui est agaçant. «Quand ça t’appartient, tu essaies de faire plus attention, parce que c’est toi qui dois tout arranger, tout payer, fait-elle valoir. Tu ne peux pas appeler le propriétaire!»
Si les quelques défauts et la faramineuse taxe de bienvenue n’ont pas su décourager Carole-Anne et Benoît, c’est notamment parce qu’au bout du compte, leur expérience en tant que nouveaux acheteurs a été plutôt heureuse. Ils n’hésitent pas à planifier d’autres projets importants et caressent même le désir d’avoir un enfant dans un avenir rapproché.?