Le marché des logements est présentement équilibré entre l’offre et la demande, estime la Corporation des propriétaires immobiliers du Québec (CORPIQ). L’association de propriétaires arrive à cette conclusion en s’appuyant sur le taux de disponibilité des logements au Québec de 5,3 % publié par la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL) ce matin.
Les taux de disponibilité des logements observés au Québec lors de l’enquête réalisée en avril sont supérieurs à la moyenne canadienne (5,0 %) tant à Montréal (5,6 %), Sherbrooke (7,0 %), Trois-Rivières (6,6 %) que Saguenay (6,7 %). Ils sont toutefois plus faibles que la moyenne nationale à Québec (3,1 %) et à Gatineau (2,8 %). La SCHL confirme aussi que le Québec arrive au deuxième rang derrière Terre-Neuve pour les loyers moyens les plus faibles au pays, soit 615 $ pour un logement de deux chambres à coucher.
Par ailleurs, dans son communiqué diffusé aujourd’hui, la CORPIQ réfute l’assertion du FRAPRU à l’effet que les loyers continuent d’augmenter en raison de la rareté persistante de logements locatifs. Selon la CORPIQ, une rareté de logements disponibles inciterait plutôt les locataires à conserver le logement qu’ils occupent, favorisant donc au contraire une stabilité des loyers eu égard à la politique de contrôle des loyers très restrictive en vigueur au Québec.
En outre, la SCHL reconnaît qu’à Montréal, ses statistiques sur les hausses de loyer (3,5 %) doivent être utilisées avec prudence, leur fiabilité étant « passable ». De plus, l’enquête de la SCHL ne prend pas en considération les nombreux duplex, où les loyers sont plus bas et les hausses plus faibles.