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Choisir une maison d'expérience

Geneviève Vézina-Montplaisir - Métro

David Castonguay a choisi son nid familial sur le marché de la revente. Propriétaire depuis deux ans d’une maison près du métro Honoré-Beaugrand, dans l’arrondissement Mercier, ce jeune professionnel était à la recherche d’une propriété sur l’île, près d’un métro, qui ne nécessitait pas trop de rénovations et possédant plusieurs chambres à coucher, dans le but d’y installer sa future famille.  

Il souhaitait au départ trouver une propriété près des Shop Angus, son quartier à l’époque, mais les maisons en vente étaient hors de prix. Il a aussi regardé du côté de Longueuil, sans rien trouver qui lui convenait. Après plusieurs mois de recherche avec un agent immobilier et une vingtaine de visites, il a enfin trouvé sa demeure, une maison unifamiliale de deux étages avec sous-sol.

Le plus important, selon lui, lors de l’achat d’une propriété sur le marché de la revente, c’est de faire appel à un professionnel qui, lors de l’inspection, «n’aura pas peur de monter sur le toit et de tasser des meubles.» Autre point important selon David Castonguay quand on n’achète pas une maison neuve : «Prévoyez un budget pour les rénovations rapides et les taxes, sinon les dépenses imprévues vous mèneront à l’endettement.»

Julie Daneau, pour sa part, a fait l’acquisition d’un duplex dans le quartier Rosemont-Petite-Patrie en juin 2006. Ce genre de propriété neuve, avec deux logements, n’existait pas vraiment sur l’île de Montréal et Mme Daneau ne souhaitait pas acquérir une nouvelle construction en banlieue, sans arbre sur le terrain et dont la cour du voisin serait trop rapprochée. Après une quinzaine de visites, elle aussi avec l’aide d’un agent, Julie Daneau a trouvé sa propriété de rêve, près d’un métro, avec une cour arrière intime et un stationnement. Elle habite maintenant le logement du bas avec son conjoint et loue le logement du haut, un choix plus économique selon elle et qui prendra davantage de valeur qu’une propriété neuve avec les années.

Elle décrit son expérience d’achat sur le marché de la revente comme très positive et est très heureuse de vivre dans une propriété avec du cachet. David Castonguay abonde dans le même sens, spécifiant qu’il faut toutefois de la préparation pour faire un bon achat. «Dans le fond, la première maison, c’est comme le premier amour. On s’en souvient toute sa vie, pour le meilleur et pour le pire!», conclut-il.    

Des rénovations à prévoir
travaux. Qui dit achat d’une maison sur le marché de la revente, dit souvent rénovations. David Castonguay a fait l’acquisition d’une demeure datant de 1912 et Julie Daneau est l’heureuse propriétaire d’un duplex construit en 1920. Dans les deux cas, les propriétés avaient subi des rénovations majeures, mais il reste que quand on n’achète pas une maison neuve, il faut être un brin bricoleur.

Une fois installé dans sa nouvelle maison, David a regardé le rapport de l’inspecteur et a analysé ce qu’il était capable de rénover lui-même. Après quelques surprises – surtout du travail qui avait mal été fait -, il a procédé à la réparation de fissures, a changé une des toilettes de sa propriété et a passé des fils électriques dans les murs. Pour le reste, il a fait affaire avec des professionnels, notamment pour changer les fenêtres.

Julie, elle, a été étonnée du peu de rénovations qu’il y avait à faire à son duplex. Elle a fait un peu de peinture à l’extérieur, réparé une toilette qui coulait, mais sans plus. Pour David, quand vient le temps de rénover sur une maison «usagée», il faut bien se documenter et posséder de bons outils. Il ajoute également qu’il y a toujours quelque chose à faire dans une maison, «mais que participer à l’héritage de sa maison donne lieu a un fort sentiment d’accomplissement!»

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