Plusieurs associations décrient le projet de loi 131 qui prévoit de réformer la Régie du logement. La réforme vise à éviter les abus de procédures pour désengorger le système et réduire les délais de traitement. Pour cela, le projet prévoit que la Régie puisse «rejeter un recours qu’elle juge abusif ou dilatoire ou l’assujettir à certaines conditions.»
Problème, selon Nicole Nicole Dionne, du Bureau d’animation et information sur le logement (Bail), ces requêtes abusives ne concerneraient «qu’une poignée des 76992 requêtes annuelles» présentées à la Régie.
Le Regroupement des comités logement et associations de locataires du Québec (RCLALQ) estime dans un communiqué que le gouvernement ne s’attaque pas à «l’injustice flagrante du système actuel qui privilégie l’accès aux propriétaires.» Il avance que les causes des locataires sont traitées en moyenne au bout de 17,3 mois alors que les délais d’éviction sont de 40 jours.
Il «revendique un contrôle universel et obligatoire des loyers appuyé par un registre des baux.» Le Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPU) regrette lui aussi dans un communiqué que le gouvernement «n’ait pas profité de l’occasion pour s’attaquer à des problèmes beaucoup plus significatifs, comme le non-paiement des loyers et son corollaire, l’expulsion des locataires.»
Le FRAPU?propose donc «d’accroître de manière récurrente le financement de nouveaux logements sociaux, de renforcer le contrôle des loyers et d’améliorer le programme d’allocation-logement».