Le «baby blues» n’est pas l’apanage des nouvelles mamans. Les jeunes pères peuvent aussi éprouver ce type de dépression. Pour démystifier une affection encore méconnue, Métro a posé quelques questions au Dr John Oliffe de l’Institut de recherche en santé du Canada (IRSC).
En quoi consiste la dépression chez les pères?
Selon une étude menée par l’IRSC, il s’agit d’un type de dépression dont souffrent environ 10 % des hommes dans les mois qui suivent la naissance de leur enfant. Cette dépression est une réaction aux bouleversements que provoque la venue d’un enfant dans leur vie, que ce soit du point de vue de leur indépendance, de leur emploi du temps ou de leurs responsabilités.
Quelle est la différence entre ce type de dépression et la dépression post-partum
chez les mères?
La dépression post-partum est liée à la hausse hormonale que subissent les femmes à la suite d’un accouchement. Cette corrélation n’existe pas chez les hommes en ce qui concerne la testostérone, par exemple. Ce sont habituellement les pères ayant un historique de dépression ou de maladie mentale qui sont les plus à risque.
Quels sont les symptômes liés à la dépression chez les pères?
La hausse de l’agressivité, l’introversion et le repli sur soi, l’automédication au moyen de la consommation de drogues ou d’alcool, le refus d’exprimer ses sentiments, un investissement accru dans le travail, les sports et autres activités à l’extérieur de la maison, l’apathie et la fatigue.
Quels sont les traitements possibles?
Les hommes sont souvent réticents à recourir à un traitement médicamenté, puisque celui-ci constitue une confirmation du diagnostic de dépression. Ils ont donc plus souvent recours à une thérapie où ils discutent des problèmes sous-jacents à cette dépression et des stratégies à adopter pour la vaincre. La solution peut parfois être aussi simple que de diminuer ses heures au travail.
10 %
Il importe d’abord de savoir identifier les symptômes rattachés à ce type de dépression. Ensuite, il faut se montrer ouverte à la communication pour négocier une nouvelle répartition des tâches et des responsabilités, par exemple.