Quels sont les bénéfices et les limites de l’utilisation d’accessoires?
Ils peuvent aider à connaître ses zones érogènes (boules de geishas, stimulateur de prostate, godemiché), éveiller les sens (huiles, plumes, chandelles, lingerie), assouvir ses pulsions (vibrateurs, poupées gonflables, Å“ufs vibrants) ou faciliter la pénétration (lubrifiants). Mais attention à ne pas les utiliser simplement pour faire plaisir à l’autre. Les objets sexuels ne guérissent pas les dysfonctions sexuelles, qui sont souvent d’ordre psychologique ou relationnel, donc aucun vibrateur ou gel anesthésiant ne réussit à les traiter efficacement. Évitez la dépendance aux jouets sexuels où les orgasmes sont purement mécaniques, sans sensualité ni contact intime.
Quelle est la tendance depuis 30-40 ans?
Autrefois, les gens croyaient que les objets sexuels concernaient les frustrés et les déviants sexuels. Depuis la révolution sexuelle des années 1970, la donne a graduellement changé. Les objets sexuels se sont graduellement perfectionnés et sont maintenant plus attrayants, colorés et accessibles. Les études sur la sexualité des 40 dernières années ont aussi démystifié la sexualité et l’anatomie féminine et masculine. Un article publié l’année dernière dans le Journal of Sexual Medicine où l’on révélait les résultats d’un sondage mené auprès de 2056 femmes américaines âgées de 18 à 60 ans indiquait ainsi que près d’une sur quatre avait utilisé un vibrateur dans le dernier mois.
Pourquoi les sex-shop sont-ils encore mauvaise réputation?
Encore aujourd’hui, malgré tout, les préférences sexuelles de chacun, l’orgasme et la masturbation sont sources de malaise. Les boutiques érotiques sont de plus en plus fréquentées, car les gens s’affirment davantage dans leur sexualité, mais on préfère y passer rapidement et incognito. Notre pudeur individuelle et collective nous pousse à ne pas crier sur tous les toits que nous consommons des gadgets sexuels et par le fait même que nous jouissons au lit. Je remarque que les gens qui lèvent le nez sur les boutiques érotiques ont souvent reçu une éducation sexuelle stricte où le plaisir sexuel n’avait pas sa place.