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Église Saint-Enfant-Jésus : la démolition n’est pas sur la table

L'église Saint-Enfant-Jésus.

La Société de développement Angus (SDA) pourrait conclure une entente avec le Diocèse de Montréal afin de reprendre le site de l’Église Saint-Enfant-Jésus, que ce soit par l’entremise d’un achat ou de la signature d’un bail emphytéotique. L’entreprise d’économie sociale assure cependant que la démolition du lieu de culte n’est pas dans ses plans.

La SDA ne souhaite pas dévoiler les détails des discussions entamées avec le Diocèse, mais souhaite rassurer les citoyens : son intention est de préserver cette église du Vieux-Pointe-aux-Trembles.

«La Société de Développement Angus n’a pas l’intention de démolir l’Église. On souhaite en faire un lieu de rassemblement pour la communauté et de développer le site pour le rendre le plus accessible possible pour la population du quartier», indique par courriel le vice-président communications et affaires publiques à la SDA, Pierre Choquette.

La paroisse Saint-Enfant-Jésus avait annoncé l’automne dernier son désir de vendre son église du même nom, en raison de frais d’entretien trop élevés. La décision de vendre ou non revient au Diocèse de Montréal.

Selon le curé de la paroisse, Gérald Lajeunesse, la majorité des paroissiens et des marguilliers veut que l’église et le presbytère soient loués à la SDA par bail emphytéotique d’une durée de 60 ans. Une avenue qu’il verrait d’un bon œil, et qui permettrait notamment d’alléger le fardeau économique de la paroisse.

Des discussions encourageantes

Mairesse d’arrondissement, Caroline Bourgeois rappelle qu’il n’est « aucunement question de toucher à cette église », soulignant l’importance de préserver son usage collectif. Elle se dit ainsi « très encouragée de voir que c’est dans cette lignée la que se poursuivent les discussions».

Si une transaction devait avoir lieu, l’arrondissement devra s’assurer que les éventuels projets de développement respectent le zonage et répondent aux besoins des organismes communautaires qui occupent déjà les lieux.

«L’arrondissement peut aussi faire preuve de leadership sur la suite du projet, et stimuler les bonnes idées, stimuler tous les projets que les citoyens peuvent avoir. Mais ce sera dans un deuxième temps, si la transaction est conclue », ajoute Mme Bourgeois.

Appelé à réagir, l’Archidiocèse de Montréal a indiqué ne pas souhaiter commenter ce sujet en ce moment.

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