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Ahuntsic-Cartierville

Des déchets inspirants

Faire du neuf avec du vieux, c’est le pari que s’est lancé Benoît Laporte, artiste-peintre et artisan d’Ahuntsic. Il inaugure ce dimanche sa boutique au marché aux puces de Saint-Michel après avoir ouvert l’atelier 739 à Ahuntsic, il y a quatre mois.

« J’ai commencé par hasard un jour alors que j’avais trouvé un miroir magané à côté d’une résidence du quartier, raconte-t-il. Le cadre m’avait plu. Alors j’ai fait dessus une peinture et j’avais porté le tout à la dame qui l’avait jeté. Je le lui aurais offert volontiers si elle avait prêté plus attention à la chose. Apparemment, il devait lui rappeler de mauvais souvenirs, alors je l’ai gardé. »

En novembre de l’année passée, M. Laporte loue un garage dans le quartier et commence à récupérer des objets. Le peintre qui exposait ses œuvres dans des cafés et des boutiques de vêtements depuis plus de 15 ans s’est converti en artisan.

À partir de pièces délabrées, de bouts de bois trouvés dans les poubelles, il fabrique des meubles, des étagères, des luminaires et des sculptures.

Sa matière première ce sont des déchets en tous genres et beaucoup d’inspiration. Cependant, il faut travailler du bois, du métal, de la céramique et du béton. Son intervention qui consiste à donner une nouvelle jeunesse et une nouvelle fonction à ces trucs dont on ne veut plus.

Aujourd’hui, des dizaines de pièces encombrent l’atelier et sont prêtes à être proposées au public. « La grande majorité des objets a été récupérée dans un rayon d’un kilomètre autour de l’atelier », souligne-t-il.

La boutique qu’il ouvre sera pour lui la vitrine de l’atelier. « Ce n’est pas par hasard qu’on a choisi de s’installer près du complexe environnemental de Saint-Michel, relève-t-il. La récupération, c’est aussi notre vocation. »

Les objets mis en vente sont appelés à changer souvent, puisqu’il alimentera continuellement le stock en fonction de ce qu’il récupérera.

Il soutient que les prix pratiqués seront à la portée de tous. « Il y a des choses qui débutent à 40 $ et en fonction des dimensions on trouvera des objets à 250 $ », annonce-t-il. Il promet toutefois que toutes les pièces sont uniques et bientôt il proposera des bijoux toujours fabriqués d’éléments de récupération.

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