«On a utilisé l’intercom vers 16h15 pour demander à l’ensemble du personnel d’évacuer les lieux et de laisser les portes des bureaux ouvertes», rapporte-t-il. «J’ai ensuite adressé un courriel à l’ensemble du personnel pour annoncer que cette ordonnance exceptionnelle était valide jusqu’à nouvel ordre» explique-t-il. M. Chitilian a lui-même quitté l’édifice vers 17h15, une fois toutes les procédures d’évacuation terminées. C’est vers 19h35 que le responsable de la sécurité de l’hôtel de ville l’a informé que l’ordonnance exceptionnelle avait été levée et que les employés pouvaient regagner leurs bureaux. «J’ai envoyé alors un autre courriel pour annoncer que tout le monde pouvait reprendre le travail normalement mercredi», indique-t-il. Les agents de L’Unité permanente anticorruption (UPAC) ont mené mardi un total de neuf perquisitions, dont une à l’Hôtel de Ville de Montréal.
Une image ternie?
Quant à l’image que renvoie aujourd’hui le monde politique local à l’opinion, M. Chitilian assure: «J’ai toujours été optimiste».
«Si je devais me nourrir de ces seules images, il est certain que cela aurait des répercussions sur mon moral. Je préfère penser aux générations futures», souligne-t-il. «J’ai aussi une pensée pour les Montréalais et les employés de l’administration locale qui sont sous le choc. Je souhaite que la commission Charbonneau fasse aussi toute la lumière sur les pratiques illégales afin que jamais elles ne s’installent dans la vie politique et que les coupables soient poursuivis», conclut M. Chitilian.