Alors que la musique de Riverbeds est vaporeuse, complexe, souvent intense, mais tout en textures, Alexandre Gingras, Charles André Chamard et Vincent Pigeon sont des musiciens rieurs et bavards, se contredisant et se coupant la parole tour à tour durant l’entrevue. Entre les anecdotes de guitares perdues et les derniers coup de cœur sur disque, on apprend que le quatuor, en plus de rendre disponible un minialbum sur internet, s’apprête à lancer un gravé complet.
« On ne veut pas annoncer de date encore puisque la dernière fois, il y a eu d’importants délais, mais on peut dire que ce sera cet automne », indique Vincent. Alexandre complète: « on va préparer un lancement avec une autre formation locale, mais ça ne pourra malheureusement pas à être à Ahuntsic, faute de salles spécialisées », indique le bassiste qui habite dans l’arrondissement. « On a eu la chance de tester deux nouvelles chansons en concert la semaine dernière et nous sommes content de l’accueil des gens, c’est bon signe », indique quant à lui Charles-André
Un son difficile à décrire
Concernant leur processus de création Alexandre blague: « Frédéric – qui était absent au moment de l’entrevue – veut toujours déterminer la ligne rythmique d’abord, mais vu que c’est ce que Fred veut, on ne fait pas ça! » Faut croire que les absents ont toujours tort. Mais Vincent sauve la mise: « c’est vrai qu’il est important de déterminer ce que l’on va faire, avant de se lancer, mais finalement ce qui marche le plus pour nous c’est d’improviser et de construire ensuite autour de ces segments. »
En général, le son de Riverbeds provient de la cohabitation de plusieurs façons d’aborder la musique. « Souvent Vincent nous dit « ah, ça c’est trop rock » et moi je réponds « non c’est pas assez rock » », indique Charles-André. Le principal intéressé se défend: « on vient de tellement d’horizons différents que justement ça donne une touche unique à notre son. ». Justement le groupe est à la croisée d’influences éthérées et progressives, sans toutefois compromettre une approche résolument rock et les mélodies fortes. D’ailleurs même le groupe arrive mal à décrire leur son: « on en parlait justement hier et on se disait qu’au fond, ce n’était pas si grave », résume Charles-André.
Présentement à la recherche d’un gérant, Riverbeds prévoit des tournées impromptues en Nouvelle-Angleterre. En attendant leur premier album complet, un disque de quatre chansons est disponible sur leur site web moyennant une contribution volontaire.